“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 8 — #31
i
i
i
i
i
i
i
i
8
Paléoclimatologie
Fig. 1.3 – Bulles d’air dans la glace de Vostok (photo : Michel Creseveur, CNRSLGGE).
100 pg par g), ont rendu non concluantes les premières analyses des gaz piégés dans les bulles, datant des années 1970. Les premiers résultats fiables
ont été obtenus au début des années 1980 (Delmas et al., 1980). Notamment une saine mais intense compétition entre le laboratoire de glaciologie
(LGGE, Grenoble) et l’institut de physique de Berne (Suisse) a conduit au
développement de méthodes spécifiques d’extraction des gaz de la glace sous
vide, par fusion-regel, broyage ou sublimation, suivies d’analyses chromatographiques en phase gazeuse pour quantifier les concentrations des gaz-traces.
Elle a abouti à l’obtention des courbes bien connues décrivant l’évolution des
concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre sur plusieurs centaines
de milliers d’années. D’autres laboratoires, en particulier en Australie et aux
États-Unis, se sont plutôt focalisés sur l’évolution récente liée aux émissions
anthropiques, en choisissant d’analyser des carottes forées dans des sites à très
forts taux d’accumulation neigeuse. Ainsi les bulles d’air de la glace ont permis de documenter les caractéristiques des atmosphères passées à l’échelle du
dernier million d’années, et l’impact de l’activité humaine sur la composition
de l’atmosphère au cours des deux derniers siècles.
Les impuretés chimiques nous renseignent sur les flux d’aérosols
Durant une chute de neige, ainsi que durant le laps de temps où la couche
de neige déposée reste en surface sur le glacier, des aérosols et des gaz solubles
dans l’eau vont être piégés dans et/ou sur la neige. L’analyse des impuretés
présentes dans la glace peut ainsi fournir des informations sur les teneurs
i
i
i
i
i
i
i
i
8
Paléoclimatologie
Fig. 1.3 – Bulles d’air dans la glace de Vostok (photo : Michel Creseveur, CNRSLGGE).
100 pg par g), ont rendu non concluantes les premières analyses des gaz piégés dans les bulles, datant des années 1970. Les premiers résultats fiables
ont été obtenus au début des années 1980 (Delmas et al., 1980). Notamment une saine mais intense compétition entre le laboratoire de glaciologie
(LGGE, Grenoble) et l’institut de physique de Berne (Suisse) a conduit au
développement de méthodes spécifiques d’extraction des gaz de la glace sous
vide, par fusion-regel, broyage ou sublimation, suivies d’analyses chromatographiques en phase gazeuse pour quantifier les concentrations des gaz-traces.
Elle a abouti à l’obtention des courbes bien connues décrivant l’évolution des
concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre sur plusieurs centaines
de milliers d’années. D’autres laboratoires, en particulier en Australie et aux
États-Unis, se sont plutôt focalisés sur l’évolution récente liée aux émissions
anthropiques, en choisissant d’analyser des carottes forées dans des sites à très
forts taux d’accumulation neigeuse. Ainsi les bulles d’air de la glace ont permis de documenter les caractéristiques des atmosphères passées à l’échelle du
dernier million d’années, et l’impact de l’activité humaine sur la composition
de l’atmosphère au cours des deux derniers siècles.
Les impuretés chimiques nous renseignent sur les flux d’aérosols
Durant une chute de neige, ainsi que durant le laps de temps où la couche
de neige déposée reste en surface sur le glacier, des aérosols et des gaz solubles
dans l’eau vont être piégés dans et/ou sur la neige. L’analyse des impuretés
présentes dans la glace peut ainsi fournir des informations sur les teneurs
