“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 272 — #295
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Paléoclimatologie
précession. Il y a donc un lien étroit entre les changements astronomiques et
le climat pour ces deux fréquences, que l’on peut interpréter en termes de
modèle « quasi-linéaire ». Une autre façon de s’en convaincre est d’observer la
modulation d’amplitude du forçage astronomique et celle du climat pour ces
périodicités. Par exemple pour l’obliquité, on remarque que plus l’amplitude
de variation de l’obliquité est grande, plus la réponse climatique est importante autour des périodicités correspondantes (c’est-à-dire 41 000 ans), comme
cela est illustré sur la Figure 7.4 ci-dessous.
-0.4
-0.2
0
0.2
0.4
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500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 4500 5000
22
23
24
25
Age (ka BP)
Obliquité (°)
δ 18
O filtré (‰)
Fig. 7.4 – Enregistrement isotopique (ODP 659, Tiedemann et al., 1994 [28]) filtré
au voisinage de 41 ka (en haut), et variations d’obliquité (Laskar et al., 2004 [16])
(en bas). On observe nettement que lorsque les variations d’obliquité augmentent,
il en va de même pour les variations climatiques associées.
Cette relation étroite entre forçage astronomique et « climat » semble
donc suffisamment bien établie pour être mise à profit dans la datation des
enregistrements passés. En effet, une difficulté persistante des reconstitutions
paléoclimatiques concerne l’établissement d’une chronologie fiable. À ce titre,
les datations absolues que l’on peut obtenir à partir de la décroissance radioactive de certains isotopes (
14 C,
40 K/
39 Ar,
40 Ar/
39 Ar, U/Th...) sont souvent
peu nombreuses et difficiles à obtenir. Par ailleurs, elles sont elles-mêmes entachées d’erreur. Par exemple, une erreur de 1 % sur l’âge mesuré se traduit
en une erreur de 10 000 ans pour des échantillons d’un million d’années. L’erreur va en croissant lorsque l’on remonte le temps. Il est donc extrêmement
tentant d’utiliser la théorie astronomique pour identifier les cycles mesurés
dans un enregistrement paléoclimatique par référence avec ceux du forçage
astronomique. Cette association semble particulièrement pertinente pour la
précession ou l’obliquité, en tout cas pour le Quaternaire. Dans le cas où une
identification correcte de tous les cycles est possible, ce qui est somme toute
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Paléoclimatologie
précession. Il y a donc un lien étroit entre les changements astronomiques et
le climat pour ces deux fréquences, que l’on peut interpréter en termes de
modèle « quasi-linéaire ». Une autre façon de s’en convaincre est d’observer la
modulation d’amplitude du forçage astronomique et celle du climat pour ces
périodicités. Par exemple pour l’obliquité, on remarque que plus l’amplitude
de variation de l’obliquité est grande, plus la réponse climatique est importante autour des périodicités correspondantes (c’est-à-dire 41 000 ans), comme
cela est illustré sur la Figure 7.4 ci-dessous.
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Age (ka BP)
Obliquité (°)
δ 18
O filtré (‰)
Fig. 7.4 – Enregistrement isotopique (ODP 659, Tiedemann et al., 1994 [28]) filtré
au voisinage de 41 ka (en haut), et variations d’obliquité (Laskar et al., 2004 [16])
(en bas). On observe nettement que lorsque les variations d’obliquité augmentent,
il en va de même pour les variations climatiques associées.
Cette relation étroite entre forçage astronomique et « climat » semble
donc suffisamment bien établie pour être mise à profit dans la datation des
enregistrements passés. En effet, une difficulté persistante des reconstitutions
paléoclimatiques concerne l’établissement d’une chronologie fiable. À ce titre,
les datations absolues que l’on peut obtenir à partir de la décroissance radioactive de certains isotopes (
14 C,
40 K/
39 Ar,
40 Ar/
39 Ar, U/Th...) sont souvent
peu nombreuses et difficiles à obtenir. Par ailleurs, elles sont elles-mêmes entachées d’erreur. Par exemple, une erreur de 1 % sur l’âge mesuré se traduit
en une erreur de 10 000 ans pour des échantillons d’un million d’années. L’erreur va en croissant lorsque l’on remonte le temps. Il est donc extrêmement
tentant d’utiliser la théorie astronomique pour identifier les cycles mesurés
dans un enregistrement paléoclimatique par référence avec ceux du forçage
astronomique. Cette association semble particulièrement pertinente pour la
précession ou l’obliquité, en tout cas pour le Quaternaire. Dans le cas où une
identification correcte de tous les cycles est possible, ce qui est somme toute
