“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 265 — #288
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7. Climat et cycles astronomiques
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remarquer que, contrairement à la précession que nous détaillons ci-dessous,
l’effet de l’obliquité sur l’insolation est symétrique par rapport à l’équateur.
7.2.3 Précession des équinoxes et précession climatique
Outre l’alternance du jour et de la nuit ou bien le phénomène des saisons
qui sont connus depuis la nuit des temps, les astronomes ont observé depuis
l’Antiquité une lente dérive de l’axe des pôles par rapport à la voute céleste. Cette découverte est généralement attribuée à Hipparque (130 av. J.C.)
qui l’estima environ à 1
◦ par siècle (c’est-à-dire une périodicité de l’ordre de
360 siècles. . . ). Cette estimation est remarquable, sachant que la précession
des équinoxes possède effectivement une périodicité de 25 765 ans (1,397
◦ par
siècle). Il est par ailleurs probable que les Égyptiens, plusieurs milliers d’années auparavant, étaient déjà parfaitement conscients de ce phénomène et
changeaient l’orientation de certains temples pour « suivre » ce déplacement.
Comme le note déjà Nicolas Copernic, il s’agit là du « troisième mouvement »
de la Terre, les deux premiers correspondant au jour et à l’année. Il était
donc tout à fait légitime, pour Adhémar, de s’intéresser aux conséquences
climatiques de ce « troisième mouvement ».
Il faut néanmoins bien distinguer la précession des équinoxes de la précession climatique. En effet, la position « absolue » de l’axe de la Terre, par
rapport aux étoiles, n’a en soi aucun effet sur le climat. Par contre, lorsque cet
axe est orienté différemment, il en est de même pour le plan équatorial de la
Terre. Or, la droite des équinoxes est définie par l’intersection du plan équatorial et de l’écliptique (le plan orbital). La précession des équinoxes (c’est
d’ailleurs là, bien entendu, l’origine de ce nom) correspond donc à une dérive
des équinoxes par rapport aux constellations, comme cela est indiqué sur la
Figure 7.2.
Ainsi, si aujourd’hui le Soleil est dans la constellation des Poissons le jour
de l’équinoxe de printemps (définissant ainsi ce que les astronomes appellent le
point vernal γ), il était dans le Bélier du temps des Grecs, et dans le Taureau à
l’époque des Égyptiens. Cette succession (Taureau, Bélier, Poissons) possède
très certainement des liens symboliques étroits, via l’astrologie, avec l’histoire
des religions (le taureau pré-hébraïque, le bélier ou l’agneau pour les juifs, et
le poisson des chrétiens). Le point vernal, et donc la position des saisons sur
l’orbite terrestre, se déplace ainsi avec la précession des équinoxes. Il suffit
alors de se rappeler que l’orbite est elliptique pour comprendre que les saisons
vont se situer à différentes distances du Soleil, suivant que le point vernal
sera plus ou moins proche du périhélie ou de l’aphélie. L’effet climatique de
la précession va donc se mesurer à l’aide de la position relative du point
vernal et du périhélie. Or ce dernier se déplace lui aussi, comme cela a été
mentionné dans le paragraphe concernant l’excentricité (c’est le paramètre
orbital π), selon un mouvement que l’on nomme « précession du périhélie ».
La combinaison de la précession des équinoxes et de la précession du périhélie
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7. Climat et cycles astronomiques
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remarquer que, contrairement à la précession que nous détaillons ci-dessous,
l’effet de l’obliquité sur l’insolation est symétrique par rapport à l’équateur.
7.2.3 Précession des équinoxes et précession climatique
Outre l’alternance du jour et de la nuit ou bien le phénomène des saisons
qui sont connus depuis la nuit des temps, les astronomes ont observé depuis
l’Antiquité une lente dérive de l’axe des pôles par rapport à la voute céleste. Cette découverte est généralement attribuée à Hipparque (130 av. J.C.)
qui l’estima environ à 1
◦ par siècle (c’est-à-dire une périodicité de l’ordre de
360 siècles. . . ). Cette estimation est remarquable, sachant que la précession
des équinoxes possède effectivement une périodicité de 25 765 ans (1,397
◦ par
siècle). Il est par ailleurs probable que les Égyptiens, plusieurs milliers d’années auparavant, étaient déjà parfaitement conscients de ce phénomène et
changeaient l’orientation de certains temples pour « suivre » ce déplacement.
Comme le note déjà Nicolas Copernic, il s’agit là du « troisième mouvement »
de la Terre, les deux premiers correspondant au jour et à l’année. Il était
donc tout à fait légitime, pour Adhémar, de s’intéresser aux conséquences
climatiques de ce « troisième mouvement ».
Il faut néanmoins bien distinguer la précession des équinoxes de la précession climatique. En effet, la position « absolue » de l’axe de la Terre, par
rapport aux étoiles, n’a en soi aucun effet sur le climat. Par contre, lorsque cet
axe est orienté différemment, il en est de même pour le plan équatorial de la
Terre. Or, la droite des équinoxes est définie par l’intersection du plan équatorial et de l’écliptique (le plan orbital). La précession des équinoxes (c’est
d’ailleurs là, bien entendu, l’origine de ce nom) correspond donc à une dérive
des équinoxes par rapport aux constellations, comme cela est indiqué sur la
Figure 7.2.
Ainsi, si aujourd’hui le Soleil est dans la constellation des Poissons le jour
de l’équinoxe de printemps (définissant ainsi ce que les astronomes appellent le
point vernal γ), il était dans le Bélier du temps des Grecs, et dans le Taureau à
l’époque des Égyptiens. Cette succession (Taureau, Bélier, Poissons) possède
très certainement des liens symboliques étroits, via l’astrologie, avec l’histoire
des religions (le taureau pré-hébraïque, le bélier ou l’agneau pour les juifs, et
le poisson des chrétiens). Le point vernal, et donc la position des saisons sur
l’orbite terrestre, se déplace ainsi avec la précession des équinoxes. Il suffit
alors de se rappeler que l’orbite est elliptique pour comprendre que les saisons
vont se situer à différentes distances du Soleil, suivant que le point vernal
sera plus ou moins proche du périhélie ou de l’aphélie. L’effet climatique de
la précession va donc se mesurer à l’aide de la position relative du point
vernal et du périhélie. Or ce dernier se déplace lui aussi, comme cela a été
mentionné dans le paragraphe concernant l’excentricité (c’est le paramètre
orbital π), selon un mouvement que l’on nomme « précession du périhélie ».
La combinaison de la précession des équinoxes et de la précession du périhélie
