“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 253 — #276
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6. Les climats du Phanérozoïque
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énormes qui existent sur les reconstructions des niveaux de CO 2 par des méthodes isotopiques ou en se basant sur des données paléontologiques (Royer,
2006 [24]) et prenant en compte les incertitudes existant sur les reconstructions climatiques basées sur les méthodes isotopiques, on ne peut rien affirmer
concernant l’existence ou non d’une décorrélation entre niveau de CO 2 d’une
part et climat d’autre part. Par contre, l’utilisation d’une nouvelle génération
de modèles couplant intimement le cycle du carbone et le climat en prenant
en compte la variabilité spatiale des processus suggère une histoire conjointe
du CO 2 et du climat cohérente, en accord au premier ordre avec les grandes
tendances climatiques du Mésozoïque (Donnadieu et al., 2006 [8]). De même,
l’émergence de techniques isotopiques permettant la reconstruction du climat
avec une résolution latitudinale de plus en plus fine permet de revisiter les
poncifs de l’histoire climatique de notre planète. De nouvelles images unifiées
apparaissent, dans lesquelles le CO 2 atmosphérique est un moteur dominant
de l’évolution climatique mais modulé par des facteurs de premier ordre, tels
que la configuration paléogéographique, largement négligée jusqu’ici, ou les
variations quasi-périodiques de l’orbite terrestre dont le rôle est explicité dans
le chapitre 7.
L’un des défis majeurs du futur proche est la mise en relation de ces
évolutions climatiques et géochimiques d’une part et de l’évolution biologique
d’autre part.
Références bibliographiques
[1] Berner, R. A. (2004), The Phanerozoic Carbon Cycle, Oxford University
Press, New York, 150 p.
[2] Boucot, A. J., Xu, C. et Scotese, C. R. (2004), « Phanerozoic Climatic
Zones and Paleogeography with a Consideration of Atmospheric CO 2
Level », Paleontological Journal, 38, pp. 115-122.
[3] Breecker, D. O., Sharp, Z. D. et McFadden, L. D. (2010), « Atmospheric
CO 2 Concentrations during Ancient Greenhouse Climates Were Similar
to those Predicted for AD 2100 », Proceedings of the National Academy
of Science, 107, pp. 576-580.
[4] Came, R. E. et al. (2007), « Coupling of Surface Temperatures and Atmospheric CO 2 Concentrations during the Palaeozoic Era », Nature, 449,
pp. 198-201.
[5] DeConto, R. M. et Pollard, D. (2003), « Rapid Cenozoic Glaciation of Antarctica Induced by Declining Atmospheric CO 2 », Nature, 412, pp. 245248.
[6] Dessert, C. et al. (2001), « Erosion of Deccan Traps Determined by River
Geochemistry: Impact on the Global Climate and the
87 Sr/
86 Sr Ratio of
Seawater », Earth and Planetary Science Letters, 188(3/4), pp. 459-474.
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6. Les climats du Phanérozoïque
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énormes qui existent sur les reconstructions des niveaux de CO 2 par des méthodes isotopiques ou en se basant sur des données paléontologiques (Royer,
2006 [24]) et prenant en compte les incertitudes existant sur les reconstructions climatiques basées sur les méthodes isotopiques, on ne peut rien affirmer
concernant l’existence ou non d’une décorrélation entre niveau de CO 2 d’une
part et climat d’autre part. Par contre, l’utilisation d’une nouvelle génération
de modèles couplant intimement le cycle du carbone et le climat en prenant
en compte la variabilité spatiale des processus suggère une histoire conjointe
du CO 2 et du climat cohérente, en accord au premier ordre avec les grandes
tendances climatiques du Mésozoïque (Donnadieu et al., 2006 [8]). De même,
l’émergence de techniques isotopiques permettant la reconstruction du climat
avec une résolution latitudinale de plus en plus fine permet de revisiter les
poncifs de l’histoire climatique de notre planète. De nouvelles images unifiées
apparaissent, dans lesquelles le CO 2 atmosphérique est un moteur dominant
de l’évolution climatique mais modulé par des facteurs de premier ordre, tels
que la configuration paléogéographique, largement négligée jusqu’ici, ou les
variations quasi-périodiques de l’orbite terrestre dont le rôle est explicité dans
le chapitre 7.
L’un des défis majeurs du futur proche est la mise en relation de ces
évolutions climatiques et géochimiques d’une part et de l’évolution biologique
d’autre part.
Références bibliographiques
[1] Berner, R. A. (2004), The Phanerozoic Carbon Cycle, Oxford University
Press, New York, 150 p.
[2] Boucot, A. J., Xu, C. et Scotese, C. R. (2004), « Phanerozoic Climatic
Zones and Paleogeography with a Consideration of Atmospheric CO 2
Level », Paleontological Journal, 38, pp. 115-122.
[3] Breecker, D. O., Sharp, Z. D. et McFadden, L. D. (2010), « Atmospheric
CO 2 Concentrations during Ancient Greenhouse Climates Were Similar
to those Predicted for AD 2100 », Proceedings of the National Academy
of Science, 107, pp. 576-580.
[4] Came, R. E. et al. (2007), « Coupling of Surface Temperatures and Atmospheric CO 2 Concentrations during the Palaeozoic Era », Nature, 449,
pp. 198-201.
[5] DeConto, R. M. et Pollard, D. (2003), « Rapid Cenozoic Glaciation of Antarctica Induced by Declining Atmospheric CO 2 », Nature, 412, pp. 245248.
[6] Dessert, C. et al. (2001), « Erosion of Deccan Traps Determined by River
Geochemistry: Impact on the Global Climate and the
87 Sr/
86 Sr Ratio of
Seawater », Earth and Planetary Science Letters, 188(3/4), pp. 459-474.
