“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 240 — #263
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240
Paléoclimatologie
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1000
2000
3000
50
100
150
200
250
P Mioc
Olig
Eoc
Pal
L
E
L
M
E
L
M
Trias
Jurassic
Creaceaous
Paleogene
Neogene
Permian
E L
E
CO atmosphérique (ppmv)
2
Age (millions d'années)
Fig. 6.9 – Niveaux de CO2 atmosphérique calculés pour les 250 derniers millions
d’années (courbe), en réponse à la dérive des continents. Les traits verticaux représentent les données disponibles.
estimés sur la base du comptage de stomates de feuilles fossiles confirment
ces bas niveaux de CO 2 , entre 500 et 1 000 ppmv. Les δ
18 O mesurés sur des
coquilles de brachiopodes montrent une augmentation de 0,8 %% entre le Carnien et le Rhétien, soit un refroidissement global de plus de 3
◦ C, en accord
avec les résultats de la modélisation. De même, les données sédimentologiques
montrent clairement une augmentation de l’humidité et une baisse des températures dans le Rhétien (Fig. 6.10). Des modifications dans la minéralogie
des argiles et dans les conditions de pédogenèse indiquent la mise en place
de régimes climatiques plus frais et plus humides, il y a 203,6 Ma, lors de la
transition Norien-Rhétien.
Les causes de ce refroidissement rapide sont à chercher dans un mouvement général de la Pangée vers le nord. Au Trias moyen, de grandes surfaces
continentales sont localisées dans la zone de divergence intertropicale sud, très
aride et donc peu propice à l’altération. Le glissement vers le nord de la Pangée amène ces grandes surfaces dans la zone équatoriale humide, autorisant
une consommation accrue de CO 2 atmosphérique par l’augmentation du ruissellement. Ainsi, le monde est plus froid, mais plus humide, ce qui permet le
maintien de l’équilibre du paléothermostat (équilibre dégazage de la Terre solide – altération des silicates), mais à un niveau de CO 2 plus bas qu’au milieu
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Neogene
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CO atmosphérique (ppmv)
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Age (millions d'années)
Fig. 6.9 – Niveaux de CO2 atmosphérique calculés pour les 250 derniers millions
d’années (courbe), en réponse à la dérive des continents. Les traits verticaux représentent les données disponibles.
estimés sur la base du comptage de stomates de feuilles fossiles confirment
ces bas niveaux de CO 2 , entre 500 et 1 000 ppmv. Les δ
18 O mesurés sur des
coquilles de brachiopodes montrent une augmentation de 0,8 %% entre le Carnien et le Rhétien, soit un refroidissement global de plus de 3
◦ C, en accord
avec les résultats de la modélisation. De même, les données sédimentologiques
montrent clairement une augmentation de l’humidité et une baisse des températures dans le Rhétien (Fig. 6.10). Des modifications dans la minéralogie
des argiles et dans les conditions de pédogenèse indiquent la mise en place
de régimes climatiques plus frais et plus humides, il y a 203,6 Ma, lors de la
transition Norien-Rhétien.
Les causes de ce refroidissement rapide sont à chercher dans un mouvement général de la Pangée vers le nord. Au Trias moyen, de grandes surfaces
continentales sont localisées dans la zone de divergence intertropicale sud, très
aride et donc peu propice à l’altération. Le glissement vers le nord de la Pangée amène ces grandes surfaces dans la zone équatoriale humide, autorisant
une consommation accrue de CO 2 atmosphérique par l’augmentation du ruissellement. Ainsi, le monde est plus froid, mais plus humide, ce qui permet le
maintien de l’équilibre du paléothermostat (équilibre dégazage de la Terre solide – altération des silicates), mais à un niveau de CO 2 plus bas qu’au milieu
