“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 235 — #258
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6. Les climats du Phanérozoïque
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des floraisons intenses (blooms) de la biosphère océanique. Celles-ci auraient
provoqué une consommation accrue d’oxygène dans les eaux de surface et
l’établissement d’anoxie à grande échelle. De plus, ces événements anoxiques
sont corrélés à des fluctuations de second ordre du niveau marin (quelques dizaines de mètres), ce qui perturbe l’altération des plates-formes carbonatées,
tour à tour émergées et ennoyées. Une étude numérique, couplant un modèle
climatique de balance énergétique 1D et un modèle géochimique de l’océan
et des surfaces continentales prédit une chute de 1 500 ppmv à travers la limite Frasnien-Famennien, sur un intervalle de 3 millions d’années seulement,
ainsi qu’un refroidissement atteignant plus de 2
◦ C dans les zones équatoriales
(Fig. 6.7). Ces résultats sont en accord avec le développement des premiers
glaciers dans le Dévonien terminal.
CO atmosphérique (ppmv)
2
Age (millions d'années avant le présent)
Fig. 6.7 – Niveaux calculés de CO2 dans l’atmosphère à la fin du Dévonien.
6.3.3 La glaciation Permo-Carbonifère
La tendance au refroidissement amorcée au Dévonien se poursuit et atteint
son maximum lors de la glaciation Permo-Carbonifère (330–270 Ma). Il s’agit
de l’événement glaciaire le plus important du Phanérozoïque. Les débris portés
par des icebergs dérivants ont atteint la paléolatitude de 30
◦ (Frakes et al.,
1992 [11]). La température des eaux tropicales a probablement été 2
◦ C en
dessous des valeurs actuelles (Veizer et al., 2000 [29]). À la même époque, les
continents sont couverts de forêts denses dans les zones de basses latitudes
(dans la bande de latitude 15
◦ N-15
◦ S).
Ce refroidissement majeur et prolongé est supposé être la conséquence
ultime de la poursuite de la colonisation des surfaces continentales par les
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