“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 229 — #252
i
i
i
i
i
i
i
i
6. Les climats du Phanérozoïque
229
5. La dislocation d’un super continent.
L’augmentation de la pluviométrie qui en résulte active la consommation
de CO 2 par altération des silicates et donc refroidit le climat. Cet effet
est particulièrement important si le super continent se disloque le long de
l’équateur, siège de précipitations intenses (Donnadieu et al., 2006 [8]).
6. Toute réduction du dégazage de gaz à effet de serre du manteau ou des
sédiments vers l’atmosphère.
7. La mise en place et l’altération subséquente de provinces basaltiques sur
les continents.
Les basaltes s’altèrent beaucoup plus efficacement que la croûte continentale moyenne sur laquelle ils s’épanchent (un basalte s’altère en
conditions équivalentes huit fois plus vite qu’un granite). Cette constatation a été établie sur la base d’étude de l’altération dans des bassins
versants basaltiques (Dessert et al., 2001 [6]). L’altération des basaltes
frais produit donc une baisse à long terme de la pression partielle de
CO 2 atmosphérique. La question reste ouverte quant à l’altération de
plateaux basaltiques sous-marins. Participent-ils ou non au refroidissement du système climatique ? Le tampon du pH imposé par la spéciation
des carbonates dans l’eau de mer laisse néanmoins penser que l’altération des basaltes océaniques est un phénomène mineur, la dissolution des
basaltes étant minimale aux alentours du pH 8, valeur dont l’eau de mer
ne s’est probablement pas beaucoup écartée au cours du Phanérozoïque.
6.2.2 Les causes des modes climatiques chauds
Étonnamment, les modes froids ont toujours été vus comme des accidents
d’un état chaud prolongé. Là réside probablement la raison pour laquelle
les causes proposées pour les modes chauds sont moins nombreuses et moins
discutées dans la littérature, mis à part l’événement thermique de la transition
Paléocène-Éocène.
Les processus suivants ont été avancés :
1. Toute augmentation du dégazage de gaz à effet de serre du manteau
ou des sédiments vers l’atmosphère. Il peut s’agir d’une activité volcanique accrue, libérant massivement du CO 2 , d’événements d’épanchements basaltiques à la surface des continents (Dessert et al., 2001 [6]),
de dégazage de méthane en provenance des hydrates de gaz accumulés
dans les sédiments (McInerney et Wing, 2011 [19]).
2. L’assemblage d’un super continent, réduisant la pluviométrie et donc
l’altération des silicates continentaux permet l’accroissement de la pression de CO 2 dans l’air et le réchauffement du climat (Donnadieu et al.,
2006 [8]).
i
i
i
i
i
i
i
i
6. Les climats du Phanérozoïque
229
5. La dislocation d’un super continent.
L’augmentation de la pluviométrie qui en résulte active la consommation
de CO 2 par altération des silicates et donc refroidit le climat. Cet effet
est particulièrement important si le super continent se disloque le long de
l’équateur, siège de précipitations intenses (Donnadieu et al., 2006 [8]).
6. Toute réduction du dégazage de gaz à effet de serre du manteau ou des
sédiments vers l’atmosphère.
7. La mise en place et l’altération subséquente de provinces basaltiques sur
les continents.
Les basaltes s’altèrent beaucoup plus efficacement que la croûte continentale moyenne sur laquelle ils s’épanchent (un basalte s’altère en
conditions équivalentes huit fois plus vite qu’un granite). Cette constatation a été établie sur la base d’étude de l’altération dans des bassins
versants basaltiques (Dessert et al., 2001 [6]). L’altération des basaltes
frais produit donc une baisse à long terme de la pression partielle de
CO 2 atmosphérique. La question reste ouverte quant à l’altération de
plateaux basaltiques sous-marins. Participent-ils ou non au refroidissement du système climatique ? Le tampon du pH imposé par la spéciation
des carbonates dans l’eau de mer laisse néanmoins penser que l’altération des basaltes océaniques est un phénomène mineur, la dissolution des
basaltes étant minimale aux alentours du pH 8, valeur dont l’eau de mer
ne s’est probablement pas beaucoup écartée au cours du Phanérozoïque.
6.2.2 Les causes des modes climatiques chauds
Étonnamment, les modes froids ont toujours été vus comme des accidents
d’un état chaud prolongé. Là réside probablement la raison pour laquelle
les causes proposées pour les modes chauds sont moins nombreuses et moins
discutées dans la littérature, mis à part l’événement thermique de la transition
Paléocène-Éocène.
Les processus suivants ont été avancés :
1. Toute augmentation du dégazage de gaz à effet de serre du manteau
ou des sédiments vers l’atmosphère. Il peut s’agir d’une activité volcanique accrue, libérant massivement du CO 2 , d’événements d’épanchements basaltiques à la surface des continents (Dessert et al., 2001 [6]),
de dégazage de méthane en provenance des hydrates de gaz accumulés
dans les sédiments (McInerney et Wing, 2011 [19]).
2. L’assemblage d’un super continent, réduisant la pluviométrie et donc
l’altération des silicates continentaux permet l’accroissement de la pression de CO 2 dans l’air et le réchauffement du climat (Donnadieu et al.,
2006 [8]).
