“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 187 — #210
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5. Le climat au Précambrien
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Age (Ma)
18
O
Phanerozoïque
Protérozoïque
Archéen
Fig. 5.1 – Le δ
18 O de l’océan précambrien mesuré sur les cherts.
prédit des températures T de l’eau à partir desquelles les cherts ont précipité
voisines de 85
◦ C il y a 3 Ga, et de 50
◦ C à la limite Précambrien-Cambrien.
De telles températures sont soit la marque d’océans effectivement très
chauds, soit la conséquence d’une altération post-dépôts des cherts par des
fluides météoriques ou hydrothermaux, auquel cas elles n’ont pas de valeur
climatique. La question reste ouverte car le signal isotopique δ
18 O est particulièrement sensible à la diagenèse. Une troisième hypothèse a été formulée
plus récemment : elle suppose que le δ
18 O de l’eau de mer était très inférieur à
sa valeur actuelle, en raison de processus tectoniques. Dans ces conditions, les
températures de l’eau de mer auraient pu être semblables à l’actuel. Malheureusement, il n’existe aucune contrainte sur le δ
18 O de l’eau de mer pendant
l’Archéen. Les auteurs prennent généralement le parti de supposer ce rapport
constant dans le temps, à la valeur de −1 %% par rapport au SMOW, calculée
à partir de celui de l’océan actuel qui aurait reçu l’eau de fonte de toutes
les calottes de glace continentales. Cette valeur est le résultat de l’équilibre
supposé exister entre l’appauvrissement de l’eau de mer en
18 O résultant des
interactions eau/lithosphère à basse température, et son enrichissement en
18 O
lors des interactions eau/lithosphère à haute température dans les systèmes
hydrothermaux. Des travaux récents (Kasting et al., 2006 [16]) suggèrent que
le rapport δ
18 O pourrait avoir été nettement plus faible (−9 %% par rapport
au SMOW) pendant l’Archéen et le Protérozoïque. L’argumentation repose
sur le fait que les océans archéens ont probablement été moins profonds que
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5. Le climat au Précambrien
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Fig. 5.1 – Le δ
18 O de l’océan précambrien mesuré sur les cherts.
prédit des températures T de l’eau à partir desquelles les cherts ont précipité
voisines de 85
◦ C il y a 3 Ga, et de 50
◦ C à la limite Précambrien-Cambrien.
De telles températures sont soit la marque d’océans effectivement très
chauds, soit la conséquence d’une altération post-dépôts des cherts par des
fluides météoriques ou hydrothermaux, auquel cas elles n’ont pas de valeur
climatique. La question reste ouverte car le signal isotopique δ
18 O est particulièrement sensible à la diagenèse. Une troisième hypothèse a été formulée
plus récemment : elle suppose que le δ
18 O de l’eau de mer était très inférieur à
sa valeur actuelle, en raison de processus tectoniques. Dans ces conditions, les
températures de l’eau de mer auraient pu être semblables à l’actuel. Malheureusement, il n’existe aucune contrainte sur le δ
18 O de l’eau de mer pendant
l’Archéen. Les auteurs prennent généralement le parti de supposer ce rapport
constant dans le temps, à la valeur de −1 %% par rapport au SMOW, calculée
à partir de celui de l’océan actuel qui aurait reçu l’eau de fonte de toutes
les calottes de glace continentales. Cette valeur est le résultat de l’équilibre
supposé exister entre l’appauvrissement de l’eau de mer en
18 O résultant des
interactions eau/lithosphère à basse température, et son enrichissement en
18 O
lors des interactions eau/lithosphère à haute température dans les systèmes
hydrothermaux. Des travaux récents (Kasting et al., 2006 [16]) suggèrent que
le rapport δ
18 O pourrait avoir été nettement plus faible (−9 %% par rapport
au SMOW) pendant l’Archéen et le Protérozoïque. L’argumentation repose
sur le fait que les océans archéens ont probablement été moins profonds que
