“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 168 — #191
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Paléoclimatologie
examiner l’importance de ce processus dans la réponse du système climatique
à une perturbation, on peut modifier sa formulation dans un modèle. Par
exemple, si l’on soupçonne que la force de la convection profonde à l’équateur
est importante pour tel ou tel aspect du climat dans les moyennes latitudes,
on peut modifier la formulation de la convection profonde dans le modèle et
effectuer une expérience de sensibilité à ce processus avec un modèle modifié,
soumis aux mêmes conditions aux limites. De telles expériences de sensibilité
permettent aussi d’évaluer l’importance d’une rétroaction, en la bloquant ou
en l’activant.
4.4.5 Perspectives
Dans cette section, nous avons principalement décrit les modèles de circulation générale atmosphérique, éventuellement couplés à des modèles de
circulation générale océanique. Ces modèles sont à l’heure actuelle complétés
par des modèles de végétation, cycle du carbone, chimie atmosphérique, et
deviennent de plus en plus complexes, incluant toujours davantage de composantes du système climatique, et les processus et les rétroactions associées.
Les modèles complexes du système Terre ont parfois été décrits comme les
modèles les plus « gros » pouvant tourner sur les plus « gros » ordinateurs.
Un modèle « maximal », en quelque sorte. Ceci permet peu d’expériences numériques pour chaque problème donné et peu d’expériences de sensibilité pour
mieux comprendre l’influence d’un processus ou d’un mécanisme. Cette situation est en train de changer, puisque avec les progrès de l’informatique, les
modélisateurs peuvent actuellement effectuer davantage d’expériences autour
d’une période. Ces expériences sont indispensables pour mieux comprendre
l’importance de forçages ou de processus dans un changement climatique. Les
prochains développements des modèles complexes du système climatique, le
raffinement de leur résolution, l’inclusion de nouveaux processus ou de nouvelles composantes doivent répondre à cet équilibre entre le temps de calcul
nécessaire pour une simulation et le nombre de simulations que l’on peut
faire avec le calculateur dont on dispose. Avec l’amélioration de la capacité
des ordinateurs, on peut à la fois raffiner la résolution des modèles et y inclure de plus en plus de processus. Les modèles utilisés pour les exercices
d’évaluation du GIEC donnent une bonne idée des progrès de la modélisation climatique depuis deux décennies (Fig. 4.2). Le futur verra l’intégration
de nouvelles composantes du système climatique : cycle du carbone, chimie,
calottes glaciaires. . . Ces développements sont principalement effectués dans
le cadre d’une meilleure prévision du climat futur, mais sont très intéressants
pour l’étude des paléoclimats, qui permettent aussi d’évaluer ces modèles dans
des conditions climatiques différentes des conditions actuelles.
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