“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 139 — #162
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Chapitre 4
La modélisation
en paléoclimatologie
Masa Kageyama, Didier Paillard, Laboratoire des
Sciences du Climat et de l’Environnement, Orme des Merisiers,
91191 Gif-sur-Yvette, France.
4.1 Pourquoi construire des modèles
en paléoclimatologie ?
Aujourd’hui, les modèles climatiques font souvent parler d’eux en raison
de leur prévisions pour le siècle à venir (voir chapitre 10, tome 2), notamment
lors de la publication des rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, en anglais IPCC : Intergovernmental Panel
on Climate Change). Ces modèles utilisés pour la prévision climatique sont
développés en premier lieu en regard des observations les plus récentes, sur
les dernières décennies. Avant d’être utilisés pour la prévision, ces modèles
sont ainsi évalués en fonction de leur capacité à représenter le climat présent
et ses variations récentes, au cours des dernières décennies. Ils représentent
ainsi notre compréhension du climat actuel, des mécanismes jouant un rôle
important dans ses variations récentes, mais aussi notre capacité à résumer
cette compréhension par des codes informatiques nécessairement limités par
la puissance des calculateurs. Ainsi, même si, à l’heure actuelle, les calculateurs les plus puissants sont utilisés pour obtenir les simulations basées sur les
modèles climatiques les plus complexes, ceux-ci sont limités en termes de résolution et de processus par la puissance de ces calculateurs. Nous reviendrons
plus loin sur cette question cruciale du compromis à effectuer entre la durée
voulue pour une simulation climatique et la complexité du modèle climatique
utilisé, question plus cruciale encore en paléoclimatologie, où les échelles de
temps sont bien plus longues que celles de la prévision pour le GIEC (quelques
siècles au maximum).
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Chapitre 4
La modélisation
en paléoclimatologie
Masa Kageyama, Didier Paillard, Laboratoire des
Sciences du Climat et de l’Environnement, Orme des Merisiers,
91191 Gif-sur-Yvette, France.
4.1 Pourquoi construire des modèles
en paléoclimatologie ?
Aujourd’hui, les modèles climatiques font souvent parler d’eux en raison
de leur prévisions pour le siècle à venir (voir chapitre 10, tome 2), notamment
lors de la publication des rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, en anglais IPCC : Intergovernmental Panel
on Climate Change). Ces modèles utilisés pour la prévision climatique sont
développés en premier lieu en regard des observations les plus récentes, sur
les dernières décennies. Avant d’être utilisés pour la prévision, ces modèles
sont ainsi évalués en fonction de leur capacité à représenter le climat présent
et ses variations récentes, au cours des dernières décennies. Ils représentent
ainsi notre compréhension du climat actuel, des mécanismes jouant un rôle
important dans ses variations récentes, mais aussi notre capacité à résumer
cette compréhension par des codes informatiques nécessairement limités par
la puissance des calculateurs. Ainsi, même si, à l’heure actuelle, les calculateurs les plus puissants sont utilisés pour obtenir les simulations basées sur les
modèles climatiques les plus complexes, ceux-ci sont limités en termes de résolution et de processus par la puissance de ces calculateurs. Nous reviendrons
plus loin sur cette question cruciale du compromis à effectuer entre la durée
voulue pour une simulation climatique et la complexité du modèle climatique
utilisé, question plus cruciale encore en paléoclimatologie, où les échelles de
temps sont bien plus longues que celles de la prévision pour le GIEC (quelques
siècles au maximum).
