“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 133 — #156
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3. L’évolution des climats à l’échelle des temps géologiques
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10 m/s
BP
(c)
Fig. 3.15 – c) Aujourd’hui. La disparition de la Paratéthys (sauf la mer Caspienne)
favorise la mousson estivale développée sur le sud et le sud-est de l’Asie.
Analysons les changements hydrologiques sur l’Himalaya à l’aide de simulations climatiques. Fluteau et al. (1999) simulent une faible augmentation des
précipitations estivales sur la chaîne de l’Himalaya entre une simulation forcée
par une paléogéographie du Miocène supérieur (∼10 Ma) et aujourd’hui, mais
une stabilité du cumul annuel des précipitations. Alors comment expliquer
cette forte hausse du taux d’accumulation au cours du Miocène ? Deux facteurs semblent prépondérants : un contraste entre mousson d’hiver et d’été de
plus en plus marqué, et un nombre d’événements pluvieux intenses en forte
augmentation pendant la mousson d’été (Fluteau et al., 1999). D’après ces expériences numériques, ces deux facteurs pourraient expliquer l’augmentation
de l’érosion de la chaîne de l’Himalaya depuis le Miocène moyen. L’érosion
mécanique a pour effet d’ôter de la masse à la montagne. Pour les chaînes de
montagne tectoniquement inactives, cela conduit à la pénéplanation des reliefs, mettant progressivement à nu les roches (métamorphiques) constituant
la racine de ces reliefs. Dans le cas d’une chaîne active comme l’Himalaya,
la masse de sédiments soustraite pourrait avoir pour conséquence d’alléger le
relief et d’induire un soulèvement supplémentaire de la chaîne évoluant vers
un nouvel équilibre isostatique (Molnar et England, 1990).
3.3.7 Les effets indirects des changements
paléogéographiques
La pression partielle de dioxyde de carbone (pCO 2 ) dans l’atmosphère est
pilotée par le cycle du carbone. À l’échelle des temps géologiques, la pCO 2
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