“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 116 — #139
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Paléoclimatologie
de l’Amérique du Sud, déjà déformées par l’orogénèse ross-delamerian, saldanian et pampean au Cambrien.
La configuration de la Pangée (ce débat n’est pas représenté sur les figures)
est entachée d’incertitudes ; il est possible qu’un vaste système décrochant
dextre ait fonctionné au cours du Permien et du Trias, entraînant un mouvement relatif entre la Laurussie au nord et le Gondwana au sud. Le rejet total
de ce décrochement pourrait avoir atteint plusieurs milliers de kilomètres si
l’on se base sur les données paléomagnétiques, mais serait très inférieur si l’on
se réfère aux observations sur le terrain des rejets cumulés des failles décrochantes connues ayant fonctionné à cette époque. De plus, la non-dipolarité
du champ magnétique (forte contribution d’un champ octupolaire) à cette période ou le manque de fidélité d’enregistrement du champ magnétique dans les
grès rouges, fréquent à cette période, pourraient avoir « faussé » les données
paléomagnétiques. Le débat est loin d’être tranché. Quant à la chaîne Varisque, elle pourrait avoir subsisté jusqu’au Permien supérieur ou bien avoir
été réactivée par le mouvement entre Gondwana et Laurussie. Le Permien
inférieur marque le début de la séparation d’un assemblage de blocs, appelés
blocs Cimmériens, de la marge nord-est du Gondwana, entraînant l’ouverture
d’un nouvel océan, la Néotéthys (appelé également Mésotéthys) (Metcalfe,
2002). Les blocs Cimmériens (Chine du Sud, Indochine, Lhassa, Qiangtang et
quelques autres) dérivent vers le nord, résorbant d’autant l’océan Paléotéthys
par subduction sous la marge nord-est de la Pangée (partie orientale de la
Laurussie et Kazakhstan) et sous les blocs Tarim et Chine du Nord, tandis
qu’au sud, l’océan Néotéthys continue de s’ouvrir. Ce chapelet de blocs pourrait avoir isolé épisodiquement l’océan Paléotéthys de l’océan Panthalassa.
Le supercontinent Pangée se disloque au début du Jurassique, vers 200 Ma,
en deux vastes continents, au nord la Laurasie (Laurussie + Sibérie + d’autres
blocs plus petits) et au sud le Gondwana. Cette dislocation marque le début
de l’ouverture de l’océan Atlantique central. Cette ouverture oriente la direction de dérive de l’Amérique du Nord vers le nord-ouest. Cela amorce la
subduction des plaques Farallon et Kula (région nord-est de l’océan Pacifique)
sous la marge ouest de l’Amérique du Nord, avec pour conséquence l’accrétion
de petits blocs hétérogènes et d’arcs insulaires au continent Nord-Américain
au cours du Jurassique. Cette marge se déforme, c’est l’orogenèse Siever qui
perdure jusqu’au Crétacé inférieur.
Plus à l’est, l’océan Paléotéthys est totalement subducté vers 200 Ma, les
blocs Cimmériens entrent en collision avec les blocs Chine du Nord et Tarim.
Cette mosaïque continentale est séparée de la marge sud de la Sibérie par
l’océan Mongol-Okhotsk. De forme triangulaire, cet océan se referme, tel un
ciseau, au cours du Jurassique et le petit continent formé de la mosaïque des
petits blocs entre en collision à la fin du Jurassique (∼150 Ma) avec la marge
sud de la Sibérie. Le continent Eurasie est formé. Les multiples collisions entre
les petits blocs ont sans doute produit de la déformation, mais probablement
pas de reliefs très importants. L’ouverture de l’océan Atlantique central se
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