“paleoclimatique_t2” — 2013/10/24 — 11:38 — page 95 — #118
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3. L’évolution des climats à l’échelle des temps géologiques
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des blocs plus grands. Un second biais est lié à la géométrie du champ magnétique. Le calcul d’un pôle magnétique virtuel repose sur l’hypothèse d’un
champ magnétique dipolaire axial et centré. Dans le cas d’échantillons prélevés dans des formations sédimentaires, les mesures magnétiques sont effectuées
sur des cylindres d’environ 10 cm
3 . Compte tenu du faible taux d’accumulation des sédiments et des effets de la diagenèse, un cylindre de 10 cm
3 peut
représenter un intervalle de temps de plusieurs milliers d’années, et la direction magnétique mesurée est en quelque sorte, une direction « moyenne »
de cet intervalle. Pour un site d’échantillonnage, la direction magnétique est
la moyenne des directions magnétiques des échantillons prélevés dans une
unité d’une formation sédimentaire. Il est donc possible que l’intervalle de
temps associé à la direction magnétique moyenne représente plusieurs milliers
d’années, voire même davantage. Les variations du champ magnétique sont
ainsi lissées, et la direction magnétique mesurée est bien celle produite par un
champ dipolaire axial et centré dans la zone d’étude considérée. Dans le cas de
séries volcaniques, l’acquisition (thermorémanente) de l’aimantation implique
la fossilisation d’une image instantanée du champ magnétique terrestre. Pour
s’affranchir de l’effet de la variation séculaire, il est nécessaire de calculer
la moyenne des directions d’un grand nombre de sites, de manière à tendre
vers la direction que l’on obtiendrait avec un champ dipolaire axial et centré.
Néanmoins, la présence d’un terme quadripolaire persistant dans les données
paléomagnétiques a été décrite comme une source d’erreurs. La présence de
termes quadripolaires à hauteur de quelques pour cent (quantité généralement
observée) implique une erreur de quelques degrés en latitude à l’équateur. Cela
n’affecte donc pas significativement le pôle magnétique virtuel, calculé dans
l’hypothèse d’un champ dipolaire axial centré. Il a été également envisagé que
le champ pouvait avoir inclus une composante octopolaire affectant l’Asie au
Tertiaire et la Pangée au Permien. Enfin, une dernière source d’erreur est liée
à la préservation du signal magnétique dans les séries sédimentaires. En effet,
lors de la diagenèse, les porteurs magnétiques peuvent subir une baisse de
l’inclinaison des porteurs magnétiques. Cet effet d’aplatissement induit des
erreurs dans les paléoreconstructions.
3.2.3 La topographie des continents
Les chaînes de montagne et les hauts plateaux jouent un rôle considérable
sur la circulation atmosphérique. La surrection de la chaîne himalayenne et
du plateau tibétain est sans nul doute l’exemple le plus caractéristique de
cette relation entre topographie et évolution de la circulation atmosphérique
et du climat. La courbe hypsométrique de la Terre révèle qu’aujourd’hui,
les reliefs supérieurs à 2 km représentent environ 10 % des terres émergées.
Cette répartition hypsométrique reflète le contexte orogénique de la Terre
depuis le début du Cénozoïque. Elle a évolué au cours du temps. Les grandes
zones de reliefs élevés (∼>2 km) s’observent généralement durant les phases
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3. L’évolution des climats à l’échelle des temps géologiques
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des blocs plus grands. Un second biais est lié à la géométrie du champ magnétique. Le calcul d’un pôle magnétique virtuel repose sur l’hypothèse d’un
champ magnétique dipolaire axial et centré. Dans le cas d’échantillons prélevés dans des formations sédimentaires, les mesures magnétiques sont effectuées
sur des cylindres d’environ 10 cm
3 . Compte tenu du faible taux d’accumulation des sédiments et des effets de la diagenèse, un cylindre de 10 cm
3 peut
représenter un intervalle de temps de plusieurs milliers d’années, et la direction magnétique mesurée est en quelque sorte, une direction « moyenne »
de cet intervalle. Pour un site d’échantillonnage, la direction magnétique est
la moyenne des directions magnétiques des échantillons prélevés dans une
unité d’une formation sédimentaire. Il est donc possible que l’intervalle de
temps associé à la direction magnétique moyenne représente plusieurs milliers
d’années, voire même davantage. Les variations du champ magnétique sont
ainsi lissées, et la direction magnétique mesurée est bien celle produite par un
champ dipolaire axial et centré dans la zone d’étude considérée. Dans le cas de
séries volcaniques, l’acquisition (thermorémanente) de l’aimantation implique
la fossilisation d’une image instantanée du champ magnétique terrestre. Pour
s’affranchir de l’effet de la variation séculaire, il est nécessaire de calculer
la moyenne des directions d’un grand nombre de sites, de manière à tendre
vers la direction que l’on obtiendrait avec un champ dipolaire axial et centré.
Néanmoins, la présence d’un terme quadripolaire persistant dans les données
paléomagnétiques a été décrite comme une source d’erreurs. La présence de
termes quadripolaires à hauteur de quelques pour cent (quantité généralement
observée) implique une erreur de quelques degrés en latitude à l’équateur. Cela
n’affecte donc pas significativement le pôle magnétique virtuel, calculé dans
l’hypothèse d’un champ dipolaire axial centré. Il a été également envisagé que
le champ pouvait avoir inclus une composante octopolaire affectant l’Asie au
Tertiaire et la Pangée au Permien. Enfin, une dernière source d’erreur est liée
à la préservation du signal magnétique dans les séries sédimentaires. En effet,
lors de la diagenèse, les porteurs magnétiques peuvent subir une baisse de
l’inclinaison des porteurs magnétiques. Cet effet d’aplatissement induit des
erreurs dans les paléoreconstructions.
3.2.3 La topographie des continents
Les chaînes de montagne et les hauts plateaux jouent un rôle considérable
sur la circulation atmosphérique. La surrection de la chaîne himalayenne et
du plateau tibétain est sans nul doute l’exemple le plus caractéristique de
cette relation entre topographie et évolution de la circulation atmosphérique
et du climat. La courbe hypsométrique de la Terre révèle qu’aujourd’hui,
les reliefs supérieurs à 2 km représentent environ 10 % des terres émergées.
Cette répartition hypsométrique reflète le contexte orogénique de la Terre
depuis le début du Cénozoïque. Elle a évolué au cours du temps. Les grandes
zones de reliefs élevés (∼>2 km) s’observent généralement durant les phases
