“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 38 — #52
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L’épopée de l’énergie nucléaire
29 juillet 1957, avec pour mission de promouvoir les applications pacifiques de l’énergie nucléaire, et également d’exercer un contrôle de l’usage des matières sensibles dans
l’ensemble des pays de la planète. Le Traité de non-prolifération (TNP) sera signé par
beaucoup d’entre eux (mais pas tous) à partir de 1970.
En Europe, la Communauté européenne pour l’énergie atomique, dite « Euratom », est
créée le 25 mars 1957 avec pour mission de promouvoir le nucléaire au sein de l’Europe.
Euratom assurera aussi dans ces pays la mission de contrôle des matières nucléaires, par
délégation de l’AIEA.
Notre propos ici concernant les aspects pacifiques de l’énergie nucléaire, nous ne développerons pas davantage la présentation de ces programmes d’armement qui ont atteint
des sommets proprement insensés aux États-Unis et en URSS (quelques indications complémentaires seront données dans la troisième partie). Mais il faut toujours garder présent
à l’esprit que parmi les risques de l’énergie nucléaire figurent non seulement la possibilité
d’un accident mais aussi la crainte que des matières nucléaires soient détournées de leur
utilisation normale par des individus malveillants.
La reconstitution de l’équipe française
et la naissance du CEA
Revenons donc à l’année 1945 et tournons-nous à nouveau vers la France. Le Général de
Gaulle a bien compris l’enjeu, pacifique et militaire, du nucléaire. Dès le 18 octobre 1945,
il signe une ordonnance créant le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et nomme à
sa tête un Administrateur général, Raoul Dautry, pour la gestion, et un Haut-commissaire,
Frédéric Joliot, pour la direction scientifique ; cette double direction est une originalité du
CEA qui perdurera, l’Administrateur général prenant cependant, au fil des années, le rôle
prépondérant.
[ c
CEA. Archives CEA.]
Figure 2.9. Note de la main du Général de Gaulle.
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L’épopée de l’énergie nucléaire
29 juillet 1957, avec pour mission de promouvoir les applications pacifiques de l’énergie nucléaire, et également d’exercer un contrôle de l’usage des matières sensibles dans
l’ensemble des pays de la planète. Le Traité de non-prolifération (TNP) sera signé par
beaucoup d’entre eux (mais pas tous) à partir de 1970.
En Europe, la Communauté européenne pour l’énergie atomique, dite « Euratom », est
créée le 25 mars 1957 avec pour mission de promouvoir le nucléaire au sein de l’Europe.
Euratom assurera aussi dans ces pays la mission de contrôle des matières nucléaires, par
délégation de l’AIEA.
Notre propos ici concernant les aspects pacifiques de l’énergie nucléaire, nous ne développerons pas davantage la présentation de ces programmes d’armement qui ont atteint
des sommets proprement insensés aux États-Unis et en URSS (quelques indications complémentaires seront données dans la troisième partie). Mais il faut toujours garder présent
à l’esprit que parmi les risques de l’énergie nucléaire figurent non seulement la possibilité
d’un accident mais aussi la crainte que des matières nucléaires soient détournées de leur
utilisation normale par des individus malveillants.
La reconstitution de l’équipe française
et la naissance du CEA
Revenons donc à l’année 1945 et tournons-nous à nouveau vers la France. Le Général de
Gaulle a bien compris l’enjeu, pacifique et militaire, du nucléaire. Dès le 18 octobre 1945,
il signe une ordonnance créant le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et nomme à
sa tête un Administrateur général, Raoul Dautry, pour la gestion, et un Haut-commissaire,
Frédéric Joliot, pour la direction scientifique ; cette double direction est une originalité du
CEA qui perdurera, l’Administrateur général prenant cependant, au fil des années, le rôle
prépondérant.
[ c
CEA. Archives CEA.]
Figure 2.9. Note de la main du Général de Gaulle.
