“reuss” — 2007/1/9 — 17:32 — page 122 — #136
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L’épopée de l’énergie nucléaire
EdF a procédé en parallèle à sa propre évaluation pour l’horizon 2020 environ (renouvellement du parc actuel) et l’horizon 2070 et au-delà (génération suivante) : c’est
l’étude INOVACT (InNOVative reACTor concepts ; évaluation des concepts innovants de
réacteurs). Les trois concepts les plus prometteurs dégagés par cette étude (réacteur rapide
à métal liquide, réacteur à sel fondu, réacteur rapide à gaz) font partie de la liste des six
concepts retenus par le forum Génération 4.
Les choix faits par l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P2) du CNRS en ce qui concerne ses recherches dans le domaine de l’énergie
nucléaire (aval du cycle, utilisation du thorium, réacteurs à sel fondu...) portent plutôt sur
le long terme en confirmant ces tendances.
Tableau 4.1. Ressources mondiales raisonnablement assurées en uranium, en milliers de tonnes
(évaluation 2003). Avec les technologies actuelles, l’équivalence est environ : 1 tonne d’uranium
naturel = 10 000 tep ; avec la surgénération, le facteur est 50 à 100 fois plus grand (source : CEA,
Informations sur l’énergie, édition 2005).
Zone
Moins de
Moins de
Moins de
géographique
40 $ par tonne 80 $ par tonne 130 $ par tonne
Amérique du Nord
297
436
680
Amérique Latine
31
92
95
UE + PECO
3
25
59
Ex-URSS
410
605
818
Afrique
266
510
641
Moyen-Orient
-
7
7
Asie + Pacifique
665
784
869
Total
1 730
2 458
3 169
La fusion nucléaire
C’est sur une échelle de temps encore bien plus vaste, celle de la durée de vie du système
solaire, que la fusion nucléaire ouvre ses perspectives.
Les recherches sur la fusion nucléaire sont presque aussi anciennes que celles sur la
fission, puisqu’on peut en repérer les prémices dans les années 1920 avec les premières
explications sur l’énergie des étoiles.
La première application que l’homme fit de la fission fut la bombe A (Hiroshima et
Nagasaki, 1945)... et la première application de l’énergie de fusion fut la bombe H (1952)
pouvant dégager des milliers de fois plus d’énergie.
Comme nous l’avons vu, les applications pacifiques de l’énergie de fission se développèrent rapidement et dès les années 1980 on a pu parler de « maturité de l’énergie nucléaire ». Mais l’application civile de l’énergie de fusion n’est, encore aujourd’hui, qu’une
perspective relativement lointaine.
Il existe différentes réactions de fusion libérant de l’énergie. La seule qui ait été mise en
œuvre dans les armes et qui soit actuellement envisagée pour la production d’électricité
est :
Deutérium + Tritium −→ Hélium + Neutron
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L’épopée de l’énergie nucléaire
EdF a procédé en parallèle à sa propre évaluation pour l’horizon 2020 environ (renouvellement du parc actuel) et l’horizon 2070 et au-delà (génération suivante) : c’est
l’étude INOVACT (InNOVative reACTor concepts ; évaluation des concepts innovants de
réacteurs). Les trois concepts les plus prometteurs dégagés par cette étude (réacteur rapide
à métal liquide, réacteur à sel fondu, réacteur rapide à gaz) font partie de la liste des six
concepts retenus par le forum Génération 4.
Les choix faits par l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P2) du CNRS en ce qui concerne ses recherches dans le domaine de l’énergie
nucléaire (aval du cycle, utilisation du thorium, réacteurs à sel fondu...) portent plutôt sur
le long terme en confirmant ces tendances.
Tableau 4.1. Ressources mondiales raisonnablement assurées en uranium, en milliers de tonnes
(évaluation 2003). Avec les technologies actuelles, l’équivalence est environ : 1 tonne d’uranium
naturel = 10 000 tep ; avec la surgénération, le facteur est 50 à 100 fois plus grand (source : CEA,
Informations sur l’énergie, édition 2005).
Zone
Moins de
Moins de
Moins de
géographique
40 $ par tonne 80 $ par tonne 130 $ par tonne
Amérique du Nord
297
436
680
Amérique Latine
31
92
95
UE + PECO
3
25
59
Ex-URSS
410
605
818
Afrique
266
510
641
Moyen-Orient
-
7
7
Asie + Pacifique
665
784
869
Total
1 730
2 458
3 169
La fusion nucléaire
C’est sur une échelle de temps encore bien plus vaste, celle de la durée de vie du système
solaire, que la fusion nucléaire ouvre ses perspectives.
Les recherches sur la fusion nucléaire sont presque aussi anciennes que celles sur la
fission, puisqu’on peut en repérer les prémices dans les années 1920 avec les premières
explications sur l’énergie des étoiles.
La première application que l’homme fit de la fission fut la bombe A (Hiroshima et
Nagasaki, 1945)... et la première application de l’énergie de fusion fut la bombe H (1952)
pouvant dégager des milliers de fois plus d’énergie.
Comme nous l’avons vu, les applications pacifiques de l’énergie de fission se développèrent rapidement et dès les années 1980 on a pu parler de « maturité de l’énergie nucléaire ». Mais l’application civile de l’énergie de fusion n’est, encore aujourd’hui, qu’une
perspective relativement lointaine.
Il existe différentes réactions de fusion libérant de l’énergie. La seule qui ait été mise en
œuvre dans les armes et qui soit actuellement envisagée pour la production d’électricité
est :
Deutérium + Tritium −→ Hélium + Neutron
