ActionScript 3 – Programmation séquentielle et orientée objet
VIII
Concernant les publications papier, si vous avez acheté un livre pour apprendre l’AS3,
c’est que vous savez déjà quels sont les avantages et les inconvénients d’une telle
méthode d’acquisition. Allons tout de même plus loin et présentons l’approche de cet
ouvrage.
Différences entre l’AS1, l’AS2 et l’AS3
L’ActionScript 3 constitue un tournant majeur dans l’histoire de Flash et plus particulièrement du langage AS. Sans entrer dans les détails, nous pouvons tout de même dire que
cette version risque, une fois encore, de creuser l’écart entre les développeurs confirmés
et les néophytes en matière de programmation. Pour commencer, l’un des objectifs de ce
livre est de réduire cet écart.
L’approche de la programmation étant différente entre l’AS1 et l’AS2, un écart s’était
déjà creusé entre ces deux populations. Aujourd’hui, tous les utilisateurs de l’AS2 vont
tout naturellement passer à l’AS3. Pour ceux qui programment en AS1, ce livre tend à
démontrer que l’AS3 leur est tout de même accessible. Nous reviendrons sur ce point.
Avant d’expliciter davantage l’approche pédagogique de ce livre face au besoin d’apprentissage de l’AS3, revenons sur les différences qui séparent les trois versions.
Ce qui caractérise l’ActionScript 1, c’est le fait de placer les scripts d’une animation sur
l’image-clé d’un scénario (le scénario général ou celui d’un clip) ou sur une occurrence.
La création de l’AS1 n’est pas vraiment datée, mais nous pouvons dire qu’avant 2000 (la
sortie de Flash 5), le système de gestion des scripts ne représentait pas vraiment un
langage à part entière. De 2000 à 2003, l’AS1 aura connu deux syntaxes pour gérer ses
événements : les scripts pouvaient être placés sur les occurrences ou sur l’image-clé pour
effectuer une même action.
Les utilisateurs de Flash peu expérimentés en programmation préféraient placer les scripts
sur les occurrences (de bouton et de clips), cette logique étant plus compréhensible pour
eux : on place le script sur le bouton sur lequel l’utilisateur cliquera pour déclencher une
action. Par ailleurs, la syntaxe était plus simple. Les utilisateurs plus expérimentés en
programmation préféraient placer tout le code d’une animation au même endroit, sur une
image-clé du scénario principal, leur argument étant le suivant : le débogage est plus
simple car le code est centralisé. Au sein de la communauté des utilisateurs de Flash, puis
ensuite des développeurs Flash, cette double approche du langage a constitué deux groupes
d’utilisateurs.
La vraie différence entre l’AS1 et l’AS2
Pour certains anciens utilisateurs de Flash, la différence entre l’AS1 et l’AS2 se caractérise, à tort, par le
fait de placer les scripts d’une animation sur les occurrences (AS1) ou sur l’image-clé (AS2). Les explications ci-dessous vont vous démontrer le contraire.
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