Annexe A
Atlas des formes cristallographiques
Les formes cristallines (ensemble des faces équivalentes de notation {hkl}) des 32
classes de symétrie ponctuelles sont regroupées dans cet atlas. Les classes sont regroupées dans les 7 systèmes cristallins. Chaque système commence par sa classe
holoèdre (celle qui possède la symétrie du réseau). On envisage la forme générale
puis les formes particulières (pôle de la face confondu avec un élément de symétrie).
Si pour les classes holoèdres toutes les projections stéréographiques et toutes les représentations des solides correspondants sont données, pour les classes mérièdres
seules figurent les formes qui diffèrent des formes holoèdres.
Les traits pointillés qui figurent sur les projections stéréographiques sont de
simples guides pour les yeux et ne doivent pas être confondus avec la projection
d’éléments de symétrie. Les faces cachées des solides ne sont représentées que si
la lisibilité du dessin le permet. Certaines formes ne ferment pas l’espace ; dans un
cristal réel ces formes ne peuvent exister seules. Afin de mieux mettre en évidence
leurs symétries et aussi pour faciliter le dessin, les représentations des solides sont
tracées en donnant le même développement à toutes les faces. La forme des cristaux
réels est souvent très différente de celle des solides idéaux représentés dans l’atlas. Les cristaux comportent en général plusieurs formes associées et les faces ont
fréquemment des développements différents fonction des conditions de croissance.
La nomenclature des formes utilise les noms du langage courant pour les formes
usuelles comme le prisme, la pyramide, le cube, le tétraèdre, l’octaèdre ou le rhomboèdre. Le pinacoïde correspond à deux plans parallèles. Pour les formes cubiques,
on utilise la systématique suivante : Le suffixe « èdre » (face) est précédé du préfixe numérique (racine grecque et non latine) qui correspond au nombre de faces. On
obtient ainsi le tétraèdre, l’hexaèdre (cube), l’octaèdre, le dodécaèdre. À ce radical
on ajoute les préfixes bi, tri, tétra, hexa... indiquant que le nombre de faces est doublé, triplé... Un trioctaèdre est un solide dans lequel chacune des faces d’un octaèdre
est remplacée par une pyramide triangulaire. Un second préfixe précise la forme des
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