180
14 • Diffraction des neutrons et des électrons
d’absorption massique (en cm
2 .g −1 ) et les épaisseurs e (en cm) de matériaux nécessaires pour produire une atténuation de 99 % du faisceau incident pour divers
rayonnements.
Tableau 14.2 Coefficients d’absorption massique.
Rayonnement
Be
Al
Cu
Pb
RX CuKa
(8 keV)
m = 1, 50
e = 1, 67
m = 48, 6
e = 0, 035
m = 52, 9
e = 0, 01
m = 232
e = 0, 0017
RX MoKa
(17 keV)
m = 0, 298
e = 8, 3
m = 5, 16
e = 0, 33
m = 50, 9
e = 0, 01
m = 120
e = 0, 0034
Neutrons (l ≈ 1, 5 Å)
(0, 035eV)
m = 0, 0003
e = 8900
m = 0, 003
e = 600
m = 0, 021
e = 26
m = 0, 0003
e = 1 430
Electrons (100 keV)
39.10 −4
42.10 −4
11.10 −4
0, 6.10 −4
14.2 DIFFRACTION DES ÉLECTRONS
14.2.1 Production et détection
Les faisceaux d’électrons sont obtenus par l’émission d’un filament chauffé et sont
accélérés par une haute tension V. Leur énergie cinétique est :
1
2
m · v
2
= e · V
La longueur d’onde associée s’écrit donc : l =
h
mv
=
h
√
2 · m · e · V
Si on tient compte de la correction relativiste de la masse, la longueur d’onde
associée devient :
l =
12, 26
E(1 + 0, 979.10 −6 · E)
(l en Å, E en eV)
Pour les énergies inférieures à 100 keV on peut négliger la correction relativiste et
utiliser la relation simplifiée :
l =
12, 26
√
E
(l en Å, E en eV)
Pour une tension de 100 kV la longueur d’onde est égale à 0,037 Å.
Le faisceau obtenu est donc monochromatique. Des lentilles électromagnétiques
réduisent la divergence du faisceau à 10 −3 ou 10 −4 radians. Deux gammes d’énergie
sont utilisées : les électrons de haute énergie (V ≈ 50 − 120 kV, soit l ≈ 0, 05 Å) et
les électrons de basse énergie (V ≈ 10 − 300 V, l ≈ 4 − 1 Å).
L’absorption par la matière est considérable (tableau 14.2) et la diffraction en
transmission n’est utilisable que pour des échantillons très minces (e = 10
−5
à 10 −7 cm).
14 • Diffraction des neutrons et des électrons
d’absorption massique (en cm
2 .g −1 ) et les épaisseurs e (en cm) de matériaux nécessaires pour produire une atténuation de 99 % du faisceau incident pour divers
rayonnements.
Tableau 14.2 Coefficients d’absorption massique.
Rayonnement
Be
Al
Cu
Pb
RX CuKa
(8 keV)
m = 1, 50
e = 1, 67
m = 48, 6
e = 0, 035
m = 52, 9
e = 0, 01
m = 232
e = 0, 0017
RX MoKa
(17 keV)
m = 0, 298
e = 8, 3
m = 5, 16
e = 0, 33
m = 50, 9
e = 0, 01
m = 120
e = 0, 0034
Neutrons (l ≈ 1, 5 Å)
(0, 035eV)
m = 0, 0003
e = 8900
m = 0, 003
e = 600
m = 0, 021
e = 26
m = 0, 0003
e = 1 430
Electrons (100 keV)
39.10 −4
42.10 −4
11.10 −4
0, 6.10 −4
14.2 DIFFRACTION DES ÉLECTRONS
14.2.1 Production et détection
Les faisceaux d’électrons sont obtenus par l’émission d’un filament chauffé et sont
accélérés par une haute tension V. Leur énergie cinétique est :
1
2
m · v
2
= e · V
La longueur d’onde associée s’écrit donc : l =
h
mv
=
h
√
2 · m · e · V
Si on tient compte de la correction relativiste de la masse, la longueur d’onde
associée devient :
l =
12, 26
E(1 + 0, 979.10 −6 · E)
(l en Å, E en eV)
Pour les énergies inférieures à 100 keV on peut négliger la correction relativiste et
utiliser la relation simplifiée :
l =
12, 26
√
E
(l en Å, E en eV)
Pour une tension de 100 kV la longueur d’onde est égale à 0,037 Å.
Le faisceau obtenu est donc monochromatique. Des lentilles électromagnétiques
réduisent la divergence du faisceau à 10 −3 ou 10 −4 radians. Deux gammes d’énergie
sont utilisées : les électrons de haute énergie (V ≈ 50 − 120 kV, soit l ≈ 0, 05 Å) et
les électrons de basse énergie (V ≈ 10 − 300 V, l ≈ 4 − 1 Å).
L’absorption par la matière est considérable (tableau 14.2) et la diffraction en
transmission n’est utilisable que pour des échantillons très minces (e = 10
−5
à 10 −7 cm).
