Les feuilles de styles CSS
DEUXIÈME PARTIE
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taires. Chacun refusant les éléments de l’autre, il fallait concevoir ses pages en détectant le navigateur utilisé et en adaptant le code au besoin. CSS s’est peu à peu imposé
comme standard universel palliant ces problèmes de compatibilité.
Après son acceptation par le W3C qui l’associa au langage HTML, la version 1.0
des feuilles de styles CSS fit son entrée dans les différents navigateurs (il s’agissait
alors de Netscape 4 et d’Internet Explorer 4, qui incorporèrent peu à peu ces nouvelles propriétés). CSS version 2.0, apparu plus tard, offrait de nouvelles possibilités
bien plus vastes : positionnements divers et précis, fonctionnalités d’accessibilité
(notamment pour les lecteur vocaux), etc.
À présent, la quasi-totalité des navigateurs proposent tout CSS 1 et presque tout
CSS 2. Mais les standards continuent leur évolution, et CSS 3 attend désormais son
adoubement officiel par le W3C (recommandation). Il prendra alors la suite des versions précédentes sur les navigateurs les plus réactifs (comme Mozilla et Opera).
Rappelons que les normes du Web incitent désormais webmasters et concepteurs de
sites web à séparer clairement leurs contenus (HTML) de la mise en forme (CSS).
Cette distinction a d’autres intérêts que la simple satisfaction de théoriciens
chagrins : la conception des pages web s’en trouve vraiment facilitée.
Cette dissociation des fonctions évite encore de pénaliser les anciens navigateurs (les
documents y demeurant lisibles), les navigateurs en mode texte (ciblant les aveugles
ou les utilisateurs en mode texte), et les programmes utilisant d’autres médias (assistants personnels, WAP, ordinateurs avec synthétiseur vocal, navigateurs braille, etc.).
Pourtant, nous n’avons pas encore abordé leur intérêt principal. Quel webmaster n’a
jamais dû modifier tout son site, page après page, pour répéter fastidieusement la
même manipulation élémentaire (par exemple, changer la couleur des titres) ?
CSS simplifie cette opération : avec cette nouvelle technique, une seule feuille de
styles, stockée dans un fichier, assure la gestion graphique de l’intégralité d’un site,
qu’il compte trois pages ou plusieurs centaines. Toute intervention dans ce fichier
sera immédiatement répercutée partout.
En outre, cette feuille CSS étant conservée dans la mémoire cache de l’ordinateur du
navigateur après la première connexion, toutes les pages du site s’afficheront plus rapidement que si les indications de présentation étaient répétées sur chacune d’entre elles.
Cette première mise en bouche vous a sans doute motivé pour aller plus loin. Mettons-nous donc en situation et appliquons nos premiers styles CSS.
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