Le W3C et les standards du Web
CHAPITRE 1
© Groupe Eyrolles, 2005
9
La liste des points à respecter occupe trop d’espace pour être reprise ici, mais nous
pouvons en résumer les principales directives :
• Ne jamais poser de limites à la navigation : un menu exclusivement graphique,
utilisant des outils propriétaires, reposant sur des scripts ou nécessitant des plugins ( Java, Flash, JavaScript) est à éviter, à moins de proposer une autre solution,
fonctionnelle sans ces outils.
• Éviter les structures de pages utilisant des cadres (frames, iframes) ou tableaux,
véritables écueils pour les visiteurs non voyants.
• Toujours proposer des solutions équivalentes au contenu visuel et sonore : texte de
remplacement pour les images (alt), navigation sans souris ou sans clavier
(accesskey, tabindex), liens hypertextes explicites (title), etc.
• Ne pas s’en remettre exclusivement aux couleurs et permettre d’augmenter la taille
du texte (c’est utile aux malvoyants).
• Utiliser un balisage sémantique pour offrir une structure cohérente, même si
l’aspect visuel est absent ou dégradé. Respecter les normes de langage en vigueur
proposées par le W3C et séparer le contenu (HTML) de la mise en forme (CSS).
Sens et sémantique sur le Web
Les documents du Web seront d’autant plus accessibles et faciles à maintenir qu’ils
seront balisés « sémantiquement », c’est-à-dire en fonction de leur structure logique
et non pas en se focalisant sur l’aspect recherché.
Un document web bien écrit respecte d’abord un certain nombre de règles de syntaxe, souvent rappelées, mais son aspect sémantique est moins connu. Tout validateur
de syntaxe acceptera sans coup férir un tableau bien écrit, même si celui-ci a pour
seul but d’obtenir une certaine mise en page… Cet élément est pourtant théoriquement réservé à la présentation de données en relation les unes avec les autres
(tableaux à une ou deux entrées), et n’a en aucun cas un rôle d’organisation de la
maquette du document.
La sémantique d’un document concerne donc ce qui relève plutôt de la qualification
fonctionnelle de son contenu, par opposition à sa forme organique. Elle s’intéresse au
type de données d’un objet, à son utilité, à ce qu’il contient, etc.
Sur le Web et en HTML aussi, chaque élément est porteur de sens. Il convient
d’employer chaque balise à bon escient et non selon son rendu visuel par défaut.
L’erreur la plus fréquente consiste à utiliser une balise de paragraphe

pour le titre
du document (

en temps normal). Pour arriver à ses fins, l’auteur applique
ensuite à ce « paragraphe » l’apparence d’un titre : taille de texte, graisse, centrage,
marges, etc. Si le résultat visuel final est celui d’un titre, la sémantique de cet élément
reste malgré tout celle du paragraphe !

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