Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
résolus, rapporte Breidbart, et j’en étais arrivé à la conclusion que
‘ne pas bien réussir’ signifiait pour lui finir deuxième ou se tromper
quelque part. »
Stallman se souvient de cet épisode un peu différemment. « Je
me rappelle qu’ils m’avaient apporté les questions, et il est possible
que j’en aie résolu une, mais je suis certain de ne pas les avoir
toutes résolues », dit-il.
Néanmoins, Stallman confirme ce que disait Breidbart : c’est
bien par peur qu’il n’avait pas passé le test. Malgré un empressement notoire à signaler les faiblesses intellectuelles de ses pairs et
professeurs en classe, Stallman haïssait et craignait la compétition
directe — pourquoi alors ne pas tout simplement l’éviter ?
« C’est pour cette même raison que je n’ai jamais aimé les
échecs, renchérit Stallman. Lorsque je jouais, j’étais si absorbé
par la crainte de faire la moindre erreur (et de perdre) que j’en
faisais des bêtises très tôt dans la partie. La crainte devenait une
prophétie se réalisant d'elle-même ». Stallman se tenait donc à
l’écart des échecs.
Savoir si de telles peurs ont finalement éloigné Stallman d’une
carrière en mathématiques est sans importance. À la fin de sa première année à Harvard, d’autres centres d’intérêt allaient l’éloigner
de ce domaine. La programmation informatique, objet d’une fascination latente durant ses années de collège, devenait une passion
véritable. Alors que d’autres étudiants de mathématiques trouvaient un refuge occasionnel dans les cours d’art ou d’histoire,
Stallman se ressourçait dans le laboratoire de sciences informatiques.
Son premier contact réel avec la programmation informatique
au centre scientifique d’IBM à New York avait éveillé en lui le
désir d’en apprendre plus. « Vers la fin de ma première année à
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