Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
Voyant son fils à ses côtés, déjà absorbé dans un livre, elle
décida de s’essayer au problème de la semaine. « Je n’étais
pas vraiment douée pour les casse-têtes, avoue-t-elle. Mais en
tant qu’artiste, ce genre d’activité m’aidait à franchir certaines
barrières conceptuelles ». Or cette fois-là, Alice Lippman eut
l’impression de se heurter à un mur de briques. Dépitée, elle
s’apprêtait à jeter le magazine, lorsqu’elle sentit qu’on la tirait
gentiment par la manche.
« C’était Richard, se souvient-elle. Il voulait savoir si j’avais
besoin d’aide. » Regardant tour à tour son fils et le magazine, elle
accueillit tout d’abord l’offre avec un certain scepticisme. « J’ai
demandé à Richard s’il avait lu le magazine, dit-elle, et il m’a
répondu que non seulement il l’avait lu, mais qu’il avait même
résolu le problème. Et il a enchaîné en m’expliquant la solution. »
Face à la logique mise en œuvre par son fils, Mme Lippman
passe rapidement du scepticisme à l’incrédulité. « Certes, j’avais
toujours su que c’était un garçon brillant. Mais c’était la première
fois que j’avais un indice clair de son degré d’avancement intellectuel. »
Trente ans plus tard, Mme Lippman s’amuse encore d’un tel
souvenir : « Pour vous dire la vérité, je ne crois pas que j’aie jamais
compris comment résoudre le casse-tête, dit-elle. Je me rappelle
juste que je n’en revenais pas qu’il ait trouvé la solution ».
Assise dans la salle à manger de son deuxième et spacieux appartement à Manhattan — dans lequel elle a emménagé avec son
fils lors de son deuxième mariage (avec feu Maurice Lippman, en
1967), Alice Lippman mêle à la fierté typique d’une mère juive un
certain étonnement, lorsqu'elle se remémore les premières années
de son fils. Bien en évidence sur un buffet trône une très grande
photo montrant un Stallman barbu, rayonnant dans sa toge doctorale. Le portrait éclipse toutes les autres photographies de nièces
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Voyant son fils à ses côtés, déjà absorbé dans un livre, elle
décida de s’essayer au problème de la semaine. « Je n’étais
pas vraiment douée pour les casse-têtes, avoue-t-elle. Mais en
tant qu’artiste, ce genre d’activité m’aidait à franchir certaines
barrières conceptuelles ». Or cette fois-là, Alice Lippman eut
l’impression de se heurter à un mur de briques. Dépitée, elle
s’apprêtait à jeter le magazine, lorsqu’elle sentit qu’on la tirait
gentiment par la manche.
« C’était Richard, se souvient-elle. Il voulait savoir si j’avais
besoin d’aide. » Regardant tour à tour son fils et le magazine, elle
accueillit tout d’abord l’offre avec un certain scepticisme. « J’ai
demandé à Richard s’il avait lu le magazine, dit-elle, et il m’a
répondu que non seulement il l’avait lu, mais qu’il avait même
résolu le problème. Et il a enchaîné en m’expliquant la solution. »
Face à la logique mise en œuvre par son fils, Mme Lippman
passe rapidement du scepticisme à l’incrédulité. « Certes, j’avais
toujours su que c’était un garçon brillant. Mais c’était la première
fois que j’avais un indice clair de son degré d’avancement intellectuel. »
Trente ans plus tard, Mme Lippman s’amuse encore d’un tel
souvenir : « Pour vous dire la vérité, je ne crois pas que j’aie jamais
compris comment résoudre le casse-tête, dit-elle. Je me rappelle
juste que je n’en revenais pas qu’il ait trouvé la solution ».
Assise dans la salle à manger de son deuxième et spacieux appartement à Manhattan — dans lequel elle a emménagé avec son
fils lors de son deuxième mariage (avec feu Maurice Lippman, en
1967), Alice Lippman mêle à la fierté typique d’une mère juive un
certain étonnement, lorsqu'elle se remémore les premières années
de son fils. Bien en évidence sur un buffet trône une très grande
photo montrant un Stallman barbu, rayonnant dans sa toge doctorale. Le portrait éclipse toutes les autres photographies de nièces
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