À propos du terme hacker
photographies, remontant pour certaines jusqu’aux années 1920.
L’une d’elles fait apparaître une fausse voiture de police. En 1993,
les étudiants saluèrent l’esprit originel des hackers en plaçant le
même véhicule, gyrophare en marche, sur le toit du dôme principal
de l’institut. La plaque d’immatriculation de la voiture indiquait
IHTFP, un sigle populaire au MIT doté de plusieurs sens. La version la plus intéressante, remontant sans doute à l’atmosphère très
tendue du MIT dans les années 1950, est sans doute « I Hate This
Fucking Place » (« Je hais ce putain d’endroit »). Il n’empêche
qu’en 1990, le musée utilisa ce sigle comme base d’une publication
sur l’histoire des hackers. Intitulée The Journal of the Institute
for Hacks, Tomfoolery and Pranks (Le journal de l’Institut des
hacks, niaiseries et autres farces), elle offre un aperçu pertinent de
ce qu’est le hacking.
« Dans la culture du hacking, une création simple et élégante
est tout autant estimée qu’en science pure, écrit Randolph Ryan,
reporter du Boston Globe dans un article de 1993 mentionnant
la farce de la voiture de police. Un hack diffère de la farce estudiantine habituelle par sa planification élaborée, son ingéniosité,
sa finesse, et en ce qu’il exige à la fois de l’esprit et de l’inventivité.
La règle implicite est que le hacking doit être de bonne intention,
non destructif et sûr. D’ailleurs, il arrive même que les hackers
aident à défaire leur propre ouvrage. »
Vouloir délimiter la culture du hacking informatique au sein
des mêmes frontières éthiques est plein de bonne volonté, mais
impossible. Bien que la plupart des hacks informatiques aspirent
au même esprit, à la même élégance et à la même simplicité, le
médium logiciel est bien moins réversible. Démonter un véhicule
de police est plus facile que défaire une idée, tout particulièrement
lorsque celle-ci s’est imposée.
Autrefois terme obscur du jargon étudiant, le mot hacker est
devenu aujourd’hui une boule de billard linguistique, sujette aux
309
photographies, remontant pour certaines jusqu’aux années 1920.
L’une d’elles fait apparaître une fausse voiture de police. En 1993,
les étudiants saluèrent l’esprit originel des hackers en plaçant le
même véhicule, gyrophare en marche, sur le toit du dôme principal
de l’institut. La plaque d’immatriculation de la voiture indiquait
IHTFP, un sigle populaire au MIT doté de plusieurs sens. La version la plus intéressante, remontant sans doute à l’atmosphère très
tendue du MIT dans les années 1950, est sans doute « I Hate This
Fucking Place » (« Je hais ce putain d’endroit »). Il n’empêche
qu’en 1990, le musée utilisa ce sigle comme base d’une publication
sur l’histoire des hackers. Intitulée The Journal of the Institute
for Hacks, Tomfoolery and Pranks (Le journal de l’Institut des
hacks, niaiseries et autres farces), elle offre un aperçu pertinent de
ce qu’est le hacking.
« Dans la culture du hacking, une création simple et élégante
est tout autant estimée qu’en science pure, écrit Randolph Ryan,
reporter du Boston Globe dans un article de 1993 mentionnant
la farce de la voiture de police. Un hack diffère de la farce estudiantine habituelle par sa planification élaborée, son ingéniosité,
sa finesse, et en ce qu’il exige à la fois de l’esprit et de l’inventivité.
La règle implicite est que le hacking doit être de bonne intention,
non destructif et sûr. D’ailleurs, il arrive même que les hackers
aident à défaire leur propre ouvrage. »
Vouloir délimiter la culture du hacking informatique au sein
des mêmes frontières éthiques est plein de bonne volonté, mais
impossible. Bien que la plupart des hacks informatiques aspirent
au même esprit, à la même élégance et à la même simplicité, le
médium logiciel est bien moins réversible. Démonter un véhicule
de police est plus facile que défaire une idée, tout particulièrement
lorsque celle-ci s’est imposée.
Autrefois terme obscur du jargon étudiant, le mot hacker est
devenu aujourd’hui une boule de billard linguistique, sujette aux
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