surpopulation
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varient entre 50 kg/ha pour certains sols pauvres africains, 140
kg/ha pour la pampa argentine et 500 kg/ha pour certaines prairies
européennes.
SURPOPULATION (nom fém.). Excès de population vis-à-vis de
l'espace, de la nourriture ou des ressources disponibles. Voir: Populatkmo, Malthuso.
Les conséquences psychophysiologiques de la surpopulation ont été
étudiées selon différentes méthodes, notamment en vue d'éviter deux
types d'erreurs :
- on attribue à la seule action de la forte densité de population des
-effets vraisemblablement dus à un autre facteur qui lui est souvent
associé : la pauvreté ;
_
- lorsque les auteurs prennent en considération le rôle possible des
facteurs socio-économiques, ils ont généralement recours à des tests
statistiques impropres à vérifier leurs hypothèses, puisqu'ils ne permettent pas de dégager la part respective du niveau socio-économique et
celle de la densité « per se » dans le déclenchement de la maladie
et la mortalité (c'est le cas, en particulier, des chercheurs qui
utilisent le coefficient de corrélation partielle). Selon une étude sur
dix zones de la ville de Chicago, faite par R.M. Falcon et
I. Waldron de l'Université de Pensylvania, l'analyse des corrélations
entre la densité de population et la mortalité ne permet de conclure
à l'existence d'aucune relation causale entre les deux phénomènes.
Par contre, la délinquance juvénile et le taux d'admission en hôpital
psychiatrique apparaissent étroitement liés à quatre caractéristiques du
mode d'habitat: forte densité de population, immeubles à logements
multiples, grande mobilité géographique et non-possession du logement occupé. Cette observation ne permet pas d'affirmer que la
densité seule est responsable de l'augmentation de la délinquance et
des maladies mentales, mais souligne au contraire l'importance des
conditions socio-économiques dans lesquelles vivent les habitants des
zones à forte densité de population.
Dans une autre étude portant sur des pays de densité variable mais
semblables sur le plan socio-économique (PNB, infrastructure sanitaire), les auteurs ont comparé les taux de mortalité de chaque pays
en fonction de la densité de population : en outre, leur analyse a
tenu compte du type de maladie qui entraînait la mort. C'est ainsi
qu'ils constatèrent l'absence d'une différence significative du taux de
mortalité global entre pays de densité différente. Mais il est apparu
que certaines maladies étaient liées de façon statistiquement significative au taux de densité de population : dans les pays de forte
densité, le cancer, la bronchite et l'ulcère sont les trois causes
principales de décès, alors que dans les pays de faible densité, ce
sont la tuberculose, ! 'hémorragie cérébrale et les accidents (autres
que ceux de la circulation). Les auteurs concluent qu'une forte
densité de population n'augmente pas le taux de mortalité global ;
ensuite, que les maladies favorisées par la concentration urbaine,
comme le cancer des poumons ou la bronchite, ne sont pas liées à
la densité elle-même, mais aux conditions d'existence dans les villes
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