anhydride sulfureux
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combustion du soufre et plus particulièrement du soufre présent à
raison de l à 4 % dans les combustibles fossiles.
Les systèmes naturels font transiter par l'atmosphère des quantités
énormes de composés sulfurés (500 millions de tonnes) provenant des
émissions volcaniques, des plantes, des fermentations anaérobies. La
contribution des activités humaines représente environ 150 millions
de tonnes, soit un tiers des émissions naturelles; Cependant, les
concentrations urbaines et industrielles rendent le problème de la
pollution par le S0 2 plus ou moins aigu selon les régions. Les
émissions de pays industrialisés comme la France, sont de 2 millions
de tonnes (dont 240 000 pour Paris et l'ancien département de la
Seine), de 5 millions de tonnes pour la Grande-Bretagne, de 33
millions de tonnes pour les Etats-Unis. Les origines de cette dernière
pollution se répartissent comme suit :
Transports
2,4 %
Sources fixes (~nergie et chauffage)
73,5 %
Industrie
22,0 %
Divers (déchets, feux de forêt)
2,1 %
La combustion du fuel à 3 % de soufre conduit à des valeurs à
l'émission de l'ordre de 5 g/m 3 de S0 2 , limite que l'on retrouve
d'ailleurs dans certaines normes. Si l'on veut que la valeur d'immissiono dans l'environnement soit limitée à 250,µ g/m 3 , cela signifie
qu'une dilution de deux mille fois est nécessaire. En réalité, la
valeur d'immission n'a de sens que si l'on tient compte de la durée
d'exposition que représente l'échantillon prélevé. En effet, la teneur
en S02 à un endroit donné est fonction des conditions climatiques et
de leur évolution dans le temps (inversion, vitesse du vent). La
direction du vent introduit d'autre part une répartition statistique
autour de la source polluante.
La Fig. 2 représente les teneurs moyennes en S0 2 en fonction du
temps d'exposition autour d'une grande centrale (4 000 MW) britannique. Il y a tendance à établir de nouvelles normes qui au lieu
de une ou deux valeurs. (comme les valeurs d'immission de
400 µ g/m 3 en moyenne et de 750 µ g/m3 en pointe d'une demiheure de la norme allemande VOi 2108) fournissent une répartition
statistique des niveaux de pollution. Par exemple, l'Institut Néerlandais TNOo a proposé une norme selon laquelle on ne peut dépasser
150 µ g/m 3 pendant 50 % du temps, on reste en dessous de
300 µ g/m 3 durant 98 % du temps (c'est-à-dire 358 jours par an) et
on n'atteint 500 µ g/m 3 qu'un jour par an soit 0,3 % du temps. Ces
recommandations correspondent à la zone hachurée sur la figure 2 et
l'on remarque que . les valeurs réelles dans des villes comme
Chicago et Londres sont nettement plus élevées.
L'obtention de tels résultats dans les zones industrielles et urbaines
impliquerait donc une désulfurationo des combustibles nettement
plus importante que celle en usage au milieu des années septante.
La nouvelle législation allemande (février 1974) prévoit une valeur
d'îmmission inférieure à 140 µ g/m 3 (moyenne arithmétique de toutes
les mesures) et des valeurs jusqu'à 400 µ g/m 3 tolérées à condition
de ne pas représenter plus de 5 % des mesures.
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combustion du soufre et plus particulièrement du soufre présent à
raison de l à 4 % dans les combustibles fossiles.
Les systèmes naturels font transiter par l'atmosphère des quantités
énormes de composés sulfurés (500 millions de tonnes) provenant des
émissions volcaniques, des plantes, des fermentations anaérobies. La
contribution des activités humaines représente environ 150 millions
de tonnes, soit un tiers des émissions naturelles; Cependant, les
concentrations urbaines et industrielles rendent le problème de la
pollution par le S0 2 plus ou moins aigu selon les régions. Les
émissions de pays industrialisés comme la France, sont de 2 millions
de tonnes (dont 240 000 pour Paris et l'ancien département de la
Seine), de 5 millions de tonnes pour la Grande-Bretagne, de 33
millions de tonnes pour les Etats-Unis. Les origines de cette dernière
pollution se répartissent comme suit :
Transports
2,4 %
Sources fixes (~nergie et chauffage)
73,5 %
Industrie
22,0 %
Divers (déchets, feux de forêt)
2,1 %
La combustion du fuel à 3 % de soufre conduit à des valeurs à
l'émission de l'ordre de 5 g/m 3 de S0 2 , limite que l'on retrouve
d'ailleurs dans certaines normes. Si l'on veut que la valeur d'immissiono dans l'environnement soit limitée à 250,µ g/m 3 , cela signifie
qu'une dilution de deux mille fois est nécessaire. En réalité, la
valeur d'immission n'a de sens que si l'on tient compte de la durée
d'exposition que représente l'échantillon prélevé. En effet, la teneur
en S02 à un endroit donné est fonction des conditions climatiques et
de leur évolution dans le temps (inversion, vitesse du vent). La
direction du vent introduit d'autre part une répartition statistique
autour de la source polluante.
La Fig. 2 représente les teneurs moyennes en S0 2 en fonction du
temps d'exposition autour d'une grande centrale (4 000 MW) britannique. Il y a tendance à établir de nouvelles normes qui au lieu
de une ou deux valeurs. (comme les valeurs d'immission de
400 µ g/m 3 en moyenne et de 750 µ g/m3 en pointe d'une demiheure de la norme allemande VOi 2108) fournissent une répartition
statistique des niveaux de pollution. Par exemple, l'Institut Néerlandais TNOo a proposé une norme selon laquelle on ne peut dépasser
150 µ g/m 3 pendant 50 % du temps, on reste en dessous de
300 µ g/m 3 durant 98 % du temps (c'est-à-dire 358 jours par an) et
on n'atteint 500 µ g/m 3 qu'un jour par an soit 0,3 % du temps. Ces
recommandations correspondent à la zone hachurée sur la figure 2 et
l'on remarque que . les valeurs réelles dans des villes comme
Chicago et Londres sont nettement plus élevées.
L'obtention de tels résultats dans les zones industrielles et urbaines
impliquerait donc une désulfurationo des combustibles nettement
plus importante que celle en usage au milieu des années septante.
La nouvelle législation allemande (février 1974) prévoit une valeur
d'îmmission inférieure à 140 µ g/m 3 (moyenne arithmétique de toutes
les mesures) et des valeurs jusqu'à 400 µ g/m 3 tolérées à condition
de ne pas représenter plus de 5 % des mesures.
