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odeur
sensation varie en fonction du logarithme de l'excitation:
S = k log E. On en déduit immédiatement le rôle joué par les
cheminéeso puisque la concentration en polluant ramené au sol
(MI Co) est inversément proportionnelle au carré de la hauteur : une
cheminée trois fois plus haute va donc ramener la concentration à
environ un dixième et la sensation à la moitié. Dans la pratique, les
problèmes d'odeurs résultent de mélanges complexes de produits
divers et l'on ne peut définir objectivement le véritable seuil olfactif.
Ainsi, les odeurs de composés sulfurés comme H 2 S, CS 2 , résultent
en grande partie de composés intermédiaires surtout là où H y a des
radicaux organiques comme le groupe méthoxy de la lignine: c'est
le méthylmercaptan. C'est l'origine des odeurs causées par de nombreuses papeteries. En outre, les méthodes de mesures restent empiriques et subjectives. Par exemple, la méthode ASTM D1391-57 utilise
un groupe de 6 ou 8 expérimentateurs que l'on soumet à des dilutions
croissantes (concentrations décroissantes) du polluant dans de l'air
frais, jusqu'à ce que 50 % des membres déclarent ne plus rien
déceler. La concentration correspondante est appelée « odeur minimum identifiable " (OMI ou MIO). Il existe une échelle d'intensité
(voir 011). Les méthodes modernes d'analyse permettent de mieux
étudier les concentrations et les compositions intervenant dans les
odeurs : spectomètre de masse, spectroscopie UV et IR, chromatographie en phase gazeuse. De nombreuses industries ont des problèmes
spécifiques liés aux composés chimiques qui interviennent dans les
fabrications, not.amment :
Activité, source d'odeurs
Raffinage du pétrole
Farine de poisson
Textiles artificiels (viscose) et
films cellulosiques, papeteries
Plastiques, peintures, vernis ...
Stations d'épuration d'eaux
urbaines
Compositions chimiques
Mercaptans, hydrogènes sulfuré,
composés azotés organiques
Triméthylamine
Hydrogène sulfuré, sulfure de carbone, mercaptans, sulfure de diméthyle
Résines phénoliques, solvants,
amides
Fermentations
La lutte contre les odeurs fait appel à différentes techniques particulières, mais un des principes de base reste « mieux vaut prévenir que
guérir», c'est-à-dire éliminer certaines causes à la source plutôt
qu'accumuler les efforts ultérieurs d'épuration. Un examen systématique des conditions de marche doit être effectué, en particulier :
températures de fonctionnement inutilement élevées, possibilités de
fonctionner sous dépression plutôt que sous pression, ventilations
excessives favorisant les évaporations et les rejets vers l'extérieur. Là
où les effluents gazeux odoriférants sont inévitables, on peut avoir
recours aux techniques de lavage, d'adsorptiono (en particulier sur
charbono actif), aux oxydations par combustion ou par oxydants
chimiques. La combustiono catalytique est appliquée dans de nombreux cas. Enfin, le masquage d'odeur consiste à introduire un autre
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