lagunage
1H
des millions d'insectes éphémères tournoyant au-dessus du lac. Une
étude effectuée en 1964 montra que sur un quart de la superficie
totale, le taux en oxygène au fond du lac tombait en-dessous de deux
millionièmes. Les causes du déficit d'oxygène ont été attribuées à la
masse de déchets organiques correspondant à une DBO de plus de
80 000 t. Les bilans en phosphates ont évalué à 27 000 t le débit
entrant annuellement auquel .s'ajoutent les nitrates. Mais surtout
il y a accumulation dans le lac sous la forme d'algues mortes. La
prolifération des algues a été suivie depuis 1919. On comptait en
1927, 100 algues par mm 3 , en 1945, 800 et en 1964, 2 500. On se
trouve donc en présence d'une eutrophisation de très grande dimension.
Bibl.: Lake Erie Report, US Dept. of lnterior. Fed. Water Commission, Great Lakes Region, I 968.
B. Commoner, L' Encerclement (pp. 95-111 ). Seuil.
Lacs suédo/~. La Su~e possède 96 000 lacs mais les plus importants
(Malaren, Vattern, Vanern, ... ) n'ont pas échappé à la pollution. Un
effort analogue à celui du lac d'Annecy, en France, a été entrepris:
obligation d'épuration pour les eaux urbaines et industrielles (papeteries), y compris l'épuration tertiaire (phosphates et nitrates), puissantes
installations de réoxygénation. On a développé aussi une méthode
d'urgence qui consiste à pulvériser du sulfate d'aluminium afin
d'entraîner au fond du lac les phosphates en excès et de freiner
rapidement l'eutrophisation pour remettre en route le mécanisme
d'auto-épuration du milieu.
Bibl.: J. Ph. Barde, Ch. Garnier, L'environnement sans frontières.
Collection« La Suède en question», Seghers. Paris, 1971.
LAGUNAGE (nom masc.). Equivalent français du terme anglais
lagoonage qui désigne l'utilisation d'étangs ou de bassins peu profonds pour y faire séjourner des eaux résiduaires, soit afin de stabiliser
les débits, soit en vue de réoxygéner les eaux (lagunage aéré).
LAMARCK, Jean Baptiste,, Créateur avec Tréviranus de la « science
de ce qui est généralement commun aux animaux et aux végétaux »
qu'il qualifie de biologique, Lamarck (1744-1829) développa une
théorie sur l'évolution des êtres vivants, basée principalement sur
l'influence des variations du milieu sur le comportement, puis sur la
morphologie des organismes (« le besoin crée l'organe» disait déjà
Diderot, bientôt corrigé par Lamarck : « l'usage fait naître l'organe » ).
Lamarck est aussi le premier à avoir introduit la notion de biosphère.
LAPP, Ralph E. Physicien américain né en 1917, a participé au
Projet Manhattan qui devait aboutir à la première bombe atomique.
Auteur de treize ouvrages, notamment sur les problèmes de l'énergie
nucléaire et de la croissance.
Bibl.·: R.E. Lapp, The Logarithmic Century. Prentice Hall, New
Jersey, 1973.
LARDERELLO. Ville italienne du nom de F. de Larderet, Français
1H
des millions d'insectes éphémères tournoyant au-dessus du lac. Une
étude effectuée en 1964 montra que sur un quart de la superficie
totale, le taux en oxygène au fond du lac tombait en-dessous de deux
millionièmes. Les causes du déficit d'oxygène ont été attribuées à la
masse de déchets organiques correspondant à une DBO de plus de
80 000 t. Les bilans en phosphates ont évalué à 27 000 t le débit
entrant annuellement auquel .s'ajoutent les nitrates. Mais surtout
il y a accumulation dans le lac sous la forme d'algues mortes. La
prolifération des algues a été suivie depuis 1919. On comptait en
1927, 100 algues par mm 3 , en 1945, 800 et en 1964, 2 500. On se
trouve donc en présence d'une eutrophisation de très grande dimension.
Bibl.: Lake Erie Report, US Dept. of lnterior. Fed. Water Commission, Great Lakes Region, I 968.
B. Commoner, L' Encerclement (pp. 95-111 ). Seuil.
Lacs suédo/~. La Su~e possède 96 000 lacs mais les plus importants
(Malaren, Vattern, Vanern, ... ) n'ont pas échappé à la pollution. Un
effort analogue à celui du lac d'Annecy, en France, a été entrepris:
obligation d'épuration pour les eaux urbaines et industrielles (papeteries), y compris l'épuration tertiaire (phosphates et nitrates), puissantes
installations de réoxygénation. On a développé aussi une méthode
d'urgence qui consiste à pulvériser du sulfate d'aluminium afin
d'entraîner au fond du lac les phosphates en excès et de freiner
rapidement l'eutrophisation pour remettre en route le mécanisme
d'auto-épuration du milieu.
Bibl.: J. Ph. Barde, Ch. Garnier, L'environnement sans frontières.
Collection« La Suède en question», Seghers. Paris, 1971.
LAGUNAGE (nom masc.). Equivalent français du terme anglais
lagoonage qui désigne l'utilisation d'étangs ou de bassins peu profonds pour y faire séjourner des eaux résiduaires, soit afin de stabiliser
les débits, soit en vue de réoxygéner les eaux (lagunage aéré).
LAMARCK, Jean Baptiste,, Créateur avec Tréviranus de la « science
de ce qui est généralement commun aux animaux et aux végétaux »
qu'il qualifie de biologique, Lamarck (1744-1829) développa une
théorie sur l'évolution des êtres vivants, basée principalement sur
l'influence des variations du milieu sur le comportement, puis sur la
morphologie des organismes (« le besoin crée l'organe» disait déjà
Diderot, bientôt corrigé par Lamarck : « l'usage fait naître l'organe » ).
Lamarck est aussi le premier à avoir introduit la notion de biosphère.
LAPP, Ralph E. Physicien américain né en 1917, a participé au
Projet Manhattan qui devait aboutir à la première bombe atomique.
Auteur de treize ouvrages, notamment sur les problèmes de l'énergie
nucléaire et de la croissance.
Bibl.·: R.E. Lapp, The Logarithmic Century. Prentice Hall, New
Jersey, 1973.
LARDERELLO. Ville italienne du nom de F. de Larderet, Français
