ERTS
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cause d'interventions de l'homme (agriculture◊, urbanisationo). L'érosion climatique affecte une fraction importante des terres, en particulier en France, quatre millions d'hectares dans le Sud Est (écoulements en provenance des montagnes) et un demi millions d'hectares
exposés à l'érosion éolienne le long des côtes. De nombreuses actions
contre l'érosion ont été entreprises, notamment en Afrique du Nord,
aux Etats-Unis (fennessee Valley Authority), en Chine, etc. L'étude de
l'érosion des sols fait l'objet des préoccupations de la pédologieo et
ERTS (abrév. américaine). Earth Resources Technology Satellite.
Voir : Satelliteo.
ESPÈCE (nom fém.). Le concept d'espèce divise les biologistes. La
première notion est celle de groupe d'individus affiliés les uns aux
autres. Elle apparaît dans le classement des animaux de John Ray
au 17c siècle, puis dans le vaste classement des règnes animal et
végétal que Carl von Linné publie en 1740. Lamarck, après d'autres,
souli~ne en 1809 la relativité d'un tel rangement puisque les êtres se
modifient sans arrêt avec le milieu. Le 20' siècle, s'appuyant sur le
développement de la statistique et de la génétique reprend le critère
mixiologique déjà esquissé par Buffon : seuls les individus capables
de se reproduire appartiennent à une même espèce. « L'espèce est un
ensemble d'êtres vivants qui descendent les uns des autres, dont les
génotypes sont très voisins (d'où leur similitude morphologique,
physiologique et éthologique) et qui, dans des conditions naturelles,
ne s'hybrident pas, pour des causes géniques, anatomiques, éthologiques, spatiales ou écologiques, avec les êtres vivants de tout autre
groupe.» (P.P. Grassé). « On appelle espèce une population ou un
groupe de populations d'individus interféconds (de fait ou potentiellement), isolé du point de vue reproductif d'autres groupes semblables. » (J. Buettner - Janusch).
L'espèce est la dernière catégorie qui intervient dans la taxonomieo,
système de classification des animaux et des végétaux. Elle est
précédée (en allant des caractères les plus généraux aux plus
particuliers) par le règne, l'embranchement, la classe, l'ordre, la
famille, le genre. C'est ainsi que l'homme appartient au règne
animal, à l'eml,ranchement des vertébrés, à la classe des mammi~res, à l'ordre des primates, à la famille des hominidés, au genre
Homo. et, el).fin, à l'espèce Sapiens. L'évolution que l'on assimile
volontiers à un processus continu, procède en réalité de manière
discontinue en produisant des unités discrètes qui constituent les
espèces. Ce processus de formation des espèces, appelé spéciation, est
souvent considéré comme la conséquence de l'accumulation de mutations géniques successives et de l'isolement géographique. La mise en
évidence au cours des dernières années de techniques nouvelles
· d'identification des chromosomes oblige à revoir les théories de la
spéciation sous l'angle de remaniements chromosomiques capables de
créer des barrières reproductives susceptibles d'isoler des groupes
d'individus. Les mutations géniques n'interviendraient que pour façon-
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cause d'interventions de l'homme (agriculture◊, urbanisationo). L'érosion climatique affecte une fraction importante des terres, en particulier en France, quatre millions d'hectares dans le Sud Est (écoulements en provenance des montagnes) et un demi millions d'hectares
exposés à l'érosion éolienne le long des côtes. De nombreuses actions
contre l'érosion ont été entreprises, notamment en Afrique du Nord,
aux Etats-Unis (fennessee Valley Authority), en Chine, etc. L'étude de
l'érosion des sols fait l'objet des préoccupations de la pédologieo et
Voir : Satelliteo.
ESPÈCE (nom fém.). Le concept d'espèce divise les biologistes. La
première notion est celle de groupe d'individus affiliés les uns aux
autres. Elle apparaît dans le classement des animaux de John Ray
au 17c siècle, puis dans le vaste classement des règnes animal et
végétal que Carl von Linné publie en 1740. Lamarck, après d'autres,
souli~ne en 1809 la relativité d'un tel rangement puisque les êtres se
modifient sans arrêt avec le milieu. Le 20' siècle, s'appuyant sur le
développement de la statistique et de la génétique reprend le critère
mixiologique déjà esquissé par Buffon : seuls les individus capables
de se reproduire appartiennent à une même espèce. « L'espèce est un
ensemble d'êtres vivants qui descendent les uns des autres, dont les
génotypes sont très voisins (d'où leur similitude morphologique,
physiologique et éthologique) et qui, dans des conditions naturelles,
ne s'hybrident pas, pour des causes géniques, anatomiques, éthologiques, spatiales ou écologiques, avec les êtres vivants de tout autre
groupe.» (P.P. Grassé). « On appelle espèce une population ou un
groupe de populations d'individus interféconds (de fait ou potentiellement), isolé du point de vue reproductif d'autres groupes semblables. » (J. Buettner - Janusch).
L'espèce est la dernière catégorie qui intervient dans la taxonomieo,
système de classification des animaux et des végétaux. Elle est
précédée (en allant des caractères les plus généraux aux plus
particuliers) par le règne, l'embranchement, la classe, l'ordre, la
famille, le genre. C'est ainsi que l'homme appartient au règne
animal, à l'eml,ranchement des vertébrés, à la classe des mammi~res, à l'ordre des primates, à la famille des hominidés, au genre
Homo. et, el).fin, à l'espèce Sapiens. L'évolution que l'on assimile
volontiers à un processus continu, procède en réalité de manière
discontinue en produisant des unités discrètes qui constituent les
espèces. Ce processus de formation des espèces, appelé spéciation, est
souvent considéré comme la conséquence de l'accumulation de mutations géniques successives et de l'isolement géographique. La mise en
évidence au cours des dernières années de techniques nouvelles
· d'identification des chromosomes oblige à revoir les théories de la
spéciation sous l'angle de remaniements chromosomiques capables de
créer des barrières reproductives susceptibles d'isoler des groupes
d'individus. Les mutations géniques n'interviendraient que pour façon-
