eco-actfvlame
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Berkeley et de Nanterre telles qu'elles se sont développées depuis
1968 au départ de la critique de la société de consommation. C'est
précisément sur le campus de l'Université de Californie, à Berkeley
que naît le premier groupe d'action écologique, en janvier 1968, et
son magazine Ecology, The Journal of Cultural Transformation. Le
groupe se définit lui-même en ces termes: « L'action écologique est
l'entreprise de tous ceux qui sont concernés par la destruction massive
de notre environnement. Cette destruction et l'explosion de la population globale menacent déjà gravement l'existence future de l'espèce
humaine, ainsi que celle des autres formes de vie sur la planète.
Notre action a pour but de recréer un environnement dans lequel les
hommes, les arbres, les aigles, les poissons, le plancton et les autres
membres de notre Terre, pourront continuer de survivre en bonne
entente.»
Dès 1969, l'action s'étend à travers les Etats-Unis, notamment à
Boston et au MIT. Le numéro du 22 août de Time publie une étude
intitulée The Young Eco-activists. Fin 1969, 45 groupes Ecology
Action sont déjà constitués. L'année 1970 voit les premières marches
écologiques, l'organisation de conférences parallèles (en particulier
au MIT, en même temps que celle de l'American Association for the
Advancement of Science, tenue~'
ston, et aussi lors d'une convention d'industriels à San Francis ). La publication en février d'un
nouveau programme plus dével pé réunit tous les principes possibles et imaginables pour un é -activisme militant : « The earth is
finite - greed is infinite. Profit is theft. » On y trouve la critique de
la consommation et de la production industrielle, de l'argent
(« Money is the fuel of the machine of ecological destruction»), les
principes de recyclage (« Refusing to buy products in non-returnable,
non~reusable containers » ), de l'agriculture biologique ( « Recycling
organic garbage. Using natural predators, not pesticides»). Il faut
souligner aussi les influences underground sur l'éco-activisme américain, sous la forme d'un pessimisme fondamental: la société ne peut
continuer sa course actùelle, et même si elle s'efforce de l'éviter, la
catastrophe est inéluctable.
L'action écologique acquiert les dimensions éthiques et philosophiques des idéologies : Hier, l'écologie était une science. Aujourd'hui,
elle est un problème social. Demain elle deviendra une sorte de
religion (Kerry Thornley, 1969). Et l'un des fondateurs du premier
groupe d'action, Clifford Humphrey revendique la création d'une
société dotée d'un système de valeurs entièrement nouveau, condamne
la croissance économique au nom de l'épanouissement de l'homme et
propose en alternative un système socialiste qui prenne soin au
maximum de la Terre. Parallèlement, les tentatives concrètes se
développent, non seulement par des actions contre les cas évidents de
pollution, les implantations nouvelles d'industries (de centrales
nucléaires, en particulier) ou des craintes plus problématiques
(comme le pipeline de l'Alaska), mais aussi par des tentatives
originales que l'opinion publique associe au courant Hippy : les
Communes, petits groupes qui ont quitté les villes et l'existence
traditionnelle à la recherche d'une autre forme de "ie (fermes où
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Berkeley et de Nanterre telles qu'elles se sont développées depuis
1968 au départ de la critique de la société de consommation. C'est
précisément sur le campus de l'Université de Californie, à Berkeley
que naît le premier groupe d'action écologique, en janvier 1968, et
son magazine Ecology, The Journal of Cultural Transformation. Le
groupe se définit lui-même en ces termes: « L'action écologique est
l'entreprise de tous ceux qui sont concernés par la destruction massive
de notre environnement. Cette destruction et l'explosion de la population globale menacent déjà gravement l'existence future de l'espèce
humaine, ainsi que celle des autres formes de vie sur la planète.
Notre action a pour but de recréer un environnement dans lequel les
hommes, les arbres, les aigles, les poissons, le plancton et les autres
membres de notre Terre, pourront continuer de survivre en bonne
entente.»
Dès 1969, l'action s'étend à travers les Etats-Unis, notamment à
Boston et au MIT. Le numéro du 22 août de Time publie une étude
intitulée The Young Eco-activists. Fin 1969, 45 groupes Ecology
Action sont déjà constitués. L'année 1970 voit les premières marches
écologiques, l'organisation de conférences parallèles (en particulier
au MIT, en même temps que celle de l'American Association for the
Advancement of Science, tenue~'
ston, et aussi lors d'une convention d'industriels à San Francis ). La publication en février d'un
nouveau programme plus dével pé réunit tous les principes possibles et imaginables pour un é -activisme militant : « The earth is
finite - greed is infinite. Profit is theft. » On y trouve la critique de
la consommation et de la production industrielle, de l'argent
(« Money is the fuel of the machine of ecological destruction»), les
principes de recyclage (« Refusing to buy products in non-returnable,
non~reusable containers » ), de l'agriculture biologique ( « Recycling
organic garbage. Using natural predators, not pesticides»). Il faut
souligner aussi les influences underground sur l'éco-activisme américain, sous la forme d'un pessimisme fondamental: la société ne peut
continuer sa course actùelle, et même si elle s'efforce de l'éviter, la
catastrophe est inéluctable.
L'action écologique acquiert les dimensions éthiques et philosophiques des idéologies : Hier, l'écologie était une science. Aujourd'hui,
elle est un problème social. Demain elle deviendra une sorte de
religion (Kerry Thornley, 1969). Et l'un des fondateurs du premier
groupe d'action, Clifford Humphrey revendique la création d'une
société dotée d'un système de valeurs entièrement nouveau, condamne
la croissance économique au nom de l'épanouissement de l'homme et
propose en alternative un système socialiste qui prenne soin au
maximum de la Terre. Parallèlement, les tentatives concrètes se
développent, non seulement par des actions contre les cas évidents de
pollution, les implantations nouvelles d'industries (de centrales
nucléaires, en particulier) ou des craintes plus problématiques
(comme le pipeline de l'Alaska), mais aussi par des tentatives
originales que l'opinion publique associe au courant Hippy : les
Communes, petits groupes qui ont quitté les villes et l'existence
traditionnelle à la recherche d'une autre forme de "ie (fermes où
