leurs menus, boutons, listes, cases à cocher, etc. Ceci permet en général de
soulager le programmeur d'une tâche laborieuse qui nécessite, sauf pour les
plus chevronnés, une approche par essais et erreurs. De plus, un tel éditeur
graphique permet de faire du prototypage rapide pour discuter avec les
utilisateurs de la future application ; on peut ainsi, sans écrire une seule ligne
de code, montrer une maquette réaliste de l'application et faire, au besoin, les
adaptations requises. L'intégration d'un tel outil dans un EDI ne se limite pas
au dessin proprement dit ; il faut que les fenêtres dessinées puissent être
facilement exploitables lors du codage de l'application, ce qui peut nécessiter
une phase de génération automatique de code.
… et encore beaucoup d'autres fonctions : factorisation du code, tests,
couverture du code, profilage, gestionnaire de tâches, gestion des traductions,
etc.
Il existe actuellement une pléthore d'EDI, chacun dédié, en général, à un langage de
programmation particulier ; chacun couvre à sa manière, et avec plus ou moins de
bonheur, les différentes fonctions évoquées précédemment. Python n'échappe pas à la
règle et, depuis la création du langage fin des années 1980, beaucoup d'EDI ont fleuri :
IDLE, eric, Wing IDE, PyCharm, PyDev, Ninja-IDE, Spyder, pour n'en citer que
quelques-uns. Il est difficile d'élire un meilleur EDI, car il y a évidemment plusieurs
critères de sélection, critères dont l'importance varie d'un type d'utilisation à l'autre ;
par ailleurs, il y a bien entendu la question des licences et du prix. Nous n'allons pas,
dans cet ouvrage, analyser ces EDI ni vanter leurs mérites respectifs. Plutôt que de
rester dans une neutralité prudente, il nous a semblé plus intéressant de choisir un EDI
particulier comme support aux exemples.
Notre choix s'est porté sur… eric6 !
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