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Cette annexe met l’accent sur les métiers de service et vise, en particulier, à appréhender l’impact des IA
sur certains secteurs de l’économie qui semblent plus “protégés” que les autres, mais qui ne sont pas pour
autant à l’abri de changements significatifs.
Ces secteurs concernent les métiers revêtant une dimension :
- affective (exemple : soins infirmiers, assistance sociale, psychothérapie) ;
- corporelle (exemple : médecine, physionomie, analyse kinésique) ;
- mimétique (exemple : activités sportives, éducation) ;
- téléologique (exemple : management, justice, prêtrise) ;
- créative (exemple : activités artistiques et de recherche).
Ces différentes dimensions peuvent bien sûr se retrouver au sein d’une même activité ou profession.
b) Les phases de transformation du travail
Il existe deux échelles temporelles de transformation du travail :
1. Une lente évolution des métiers dans le contexte et l’environnement existants : les choix des
utilisateurs portent sur “l’ancien” ou le “nouveau”, mais l’ancien reste une norme parfaitement acceptée et
disponible.
2. Une intégration totale des fonctions par le nouvel environnement de la vie humaine (ville
intelligente, maison intelligente, objets connectés). Les contextes “anciens”, sans disparaître
complètement, deviennent archaïques ou exceptionnels (exemple : la maison haussmannienne non adaptée
aux exigences technologiques modernes, le cheval remplacé par l’automobile). L’environnement
“nouveau” s’impose en vertu des choix par défaut faits par la majorité, des décisions du secteur marchand
ou des gouvernements. Ces options seront de toute façon stimulées par l’offre du marché. Dans la
deuxième phase, les métiers subissent un changement de rupture, tandis que, dans la première, les
compétences évoluent graduellement. Le passage de la première étape à la seconde n’est pas automatique,
mais dépend de la réaction de la société, des changements générationnels et du niveau d’éducation.
L’acceptabilité des technologies apparaît dans ce processus comme un va-et-vient permanent entre les
innovateurs et les divers types d’utilisateurs des nouvelles technologies.
● Notion d’acceptabilité : acceptabilité sociale (avant la mise sur le marché, tient compte de la
pluralité des usages et perceptions) : essayer à travers des méthodes qualitatives (par exemple des
scénarios) de cerner les questions d'usage que se pose le public: focus group, feedback à
l’ingénieur.
Remarque : Quel choix va réellement s’offrir à l’individu : un choix social, d’éducation et de formation ?
● Notion d’appropriation : sur le plan individuel, on peut définir l'appropriation comme un
processus qui repose sur l’acquisition progressive d’une certaine maîtrise technique et cognitive
Cette annexe met l’accent sur les métiers de service et vise, en particulier, à appréhender l’impact des IA
sur certains secteurs de l’économie qui semblent plus “protégés” que les autres, mais qui ne sont pas pour
autant à l’abri de changements significatifs.
Ces secteurs concernent les métiers revêtant une dimension :
- affective (exemple : soins infirmiers, assistance sociale, psychothérapie) ;
- corporelle (exemple : médecine, physionomie, analyse kinésique) ;
- mimétique (exemple : activités sportives, éducation) ;
- téléologique (exemple : management, justice, prêtrise) ;
- créative (exemple : activités artistiques et de recherche).
Ces différentes dimensions peuvent bien sûr se retrouver au sein d’une même activité ou profession.
b) Les phases de transformation du travail
Il existe deux échelles temporelles de transformation du travail :
1. Une lente évolution des métiers dans le contexte et l’environnement existants : les choix des
utilisateurs portent sur “l’ancien” ou le “nouveau”, mais l’ancien reste une norme parfaitement acceptée et
disponible.
2. Une intégration totale des fonctions par le nouvel environnement de la vie humaine (ville
intelligente, maison intelligente, objets connectés). Les contextes “anciens”, sans disparaître
complètement, deviennent archaïques ou exceptionnels (exemple : la maison haussmannienne non adaptée
aux exigences technologiques modernes, le cheval remplacé par l’automobile). L’environnement
“nouveau” s’impose en vertu des choix par défaut faits par la majorité, des décisions du secteur marchand
ou des gouvernements. Ces options seront de toute façon stimulées par l’offre du marché. Dans la
deuxième phase, les métiers subissent un changement de rupture, tandis que, dans la première, les
compétences évoluent graduellement. Le passage de la première étape à la seconde n’est pas automatique,
mais dépend de la réaction de la société, des changements générationnels et du niveau d’éducation.
L’acceptabilité des technologies apparaît dans ce processus comme un va-et-vient permanent entre les
innovateurs et les divers types d’utilisateurs des nouvelles technologies.
● Notion d’acceptabilité : acceptabilité sociale (avant la mise sur le marché, tient compte de la
pluralité des usages et perceptions) : essayer à travers des méthodes qualitatives (par exemple des
scénarios) de cerner les questions d'usage que se pose le public: focus group, feedback à
l’ingénieur.
Remarque : Quel choix va réellement s’offrir à l’individu : un choix social, d’éducation et de formation ?
● Notion d’appropriation : sur le plan individuel, on peut définir l'appropriation comme un
processus qui repose sur l’acquisition progressive d’une certaine maîtrise technique et cognitive
