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exemple, moindres recettes fiscales). La dépendance de l’économie à des solutions d’intelligence
artificielle développées à l’étranger peut également conduire à une perte de souveraineté, dès lors que les
règles régissant les avancées technologiques échappent largement au contrôle national. Une fois les
innovations établies et déployées à l’étranger, il devient très difficile d’en infléchir le fonctionnement ou
de déterminer d’autres règles pour les régir.
Impact industriel de l’intelligence artificielle :
exemple du véhicule autonome
La médiatisation à partir de 2010 de projets de véhicule autonome portés par des entreprises du
numérique comme Google, Apple, Tesla ou encore Uber a mis en lumière les avancées technologiques
liées à l’intelligence artificielle dans le secteur de la production automobile. L’horizon du déploiement
de véhicule autonome se rapproche avec des premiers usages non expérimentaux prévus dès 2020 et
une diffusion à grande échelle envisagée à partir de 2030.
L’équipement des véhicules en intelligence artificielle de conduite autonome pose la question du
partage de la valeur avec les constructeurs automobiles. De 40 % de la valeur ajoutée d’un véhicule,
l’équipement logiciel pourrait passer à 70 % d’ici dix ans. Les constructeurs automobiles qui comptent
sur leur savoir-faire en termes de design et de moteur pour maintenir leur image de marque sauront-ils
développer des intelligences artificielles suffisamment performantes ou devront-ils intégrer des
logiciels extérieurs qui pourraient se placer en nouvel intermédiaire avec leurs clients ? Au-delà de leur
capacité à développer une intelligence artificielle, les consommateurs seront-ils plus enclins à acheter
un véhicule équipé d’un logiciel du constructeur ou de celui d’une entreprise numérique ?
En fonction du rapport de force qui s'installera, c’est-à-dire de la marque qui s’imposera comme celle
du véhicule, le partage de la valeur se fera en faveur soit du constructeur automobile soit du fournisseur
d’intelligence artificielle.
Au-delà de cette bataille dans les véhicules, c’est à une remise en cause de toute l'organisation
économique des transports routiers à laquelle il faut se préparer : impact sur les assurances, le permis de
conduire, les garagistes, les sociétés de transport, la transition potentielle d'un système où les ménages
sont propriétaires de leur véhicule vers un système de "location de véhicule à la carte", complémentarité
entre les transports en commun actuels et les véhicules autonomes
16
L’accès aux données devient un avantage comparatif
Dans le contexte d’une recherche et d’un développement de l’intelligence artificielle largement ouverts, la
question posée est moins celle de l’accès aux algorithmes que celle de l’accès aux données pour les
16 Janin L., Nemri M. et Raynard C., « La voiture sans chauffeur, bientôt une réalité », La Note d’analyse n°47, France stratégie.
exemple, moindres recettes fiscales). La dépendance de l’économie à des solutions d’intelligence
artificielle développées à l’étranger peut également conduire à une perte de souveraineté, dès lors que les
règles régissant les avancées technologiques échappent largement au contrôle national. Une fois les
innovations établies et déployées à l’étranger, il devient très difficile d’en infléchir le fonctionnement ou
de déterminer d’autres règles pour les régir.
Impact industriel de l’intelligence artificielle :
exemple du véhicule autonome
La médiatisation à partir de 2010 de projets de véhicule autonome portés par des entreprises du
numérique comme Google, Apple, Tesla ou encore Uber a mis en lumière les avancées technologiques
liées à l’intelligence artificielle dans le secteur de la production automobile. L’horizon du déploiement
de véhicule autonome se rapproche avec des premiers usages non expérimentaux prévus dès 2020 et
une diffusion à grande échelle envisagée à partir de 2030.
L’équipement des véhicules en intelligence artificielle de conduite autonome pose la question du
partage de la valeur avec les constructeurs automobiles. De 40 % de la valeur ajoutée d’un véhicule,
l’équipement logiciel pourrait passer à 70 % d’ici dix ans. Les constructeurs automobiles qui comptent
sur leur savoir-faire en termes de design et de moteur pour maintenir leur image de marque sauront-ils
développer des intelligences artificielles suffisamment performantes ou devront-ils intégrer des
logiciels extérieurs qui pourraient se placer en nouvel intermédiaire avec leurs clients ? Au-delà de leur
capacité à développer une intelligence artificielle, les consommateurs seront-ils plus enclins à acheter
un véhicule équipé d’un logiciel du constructeur ou de celui d’une entreprise numérique ?
En fonction du rapport de force qui s'installera, c’est-à-dire de la marque qui s’imposera comme celle
du véhicule, le partage de la valeur se fera en faveur soit du constructeur automobile soit du fournisseur
d’intelligence artificielle.
Au-delà de cette bataille dans les véhicules, c’est à une remise en cause de toute l'organisation
économique des transports routiers à laquelle il faut se préparer : impact sur les assurances, le permis de
conduire, les garagistes, les sociétés de transport, la transition potentielle d'un système où les ménages
sont propriétaires de leur véhicule vers un système de "location de véhicule à la carte", complémentarité
entre les transports en commun actuels et les véhicules autonomes
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L’accès aux données devient un avantage comparatif
Dans le contexte d’une recherche et d’un développement de l’intelligence artificielle largement ouverts, la
question posée est moins celle de l’accès aux algorithmes que celle de l’accès aux données pour les
16 Janin L., Nemri M. et Raynard C., « La voiture sans chauffeur, bientôt une réalité », La Note d’analyse n°47, France stratégie.
