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Le système français de « transfert technologique » est largement structuré autour de la problématique
du transfert d’actifs de propriété intellectuelle développés dans les laboratoires publics : c’est en
particulier le cas des SATT, dont le modèle économique repose explicitement sur cet aspect, ou
encore, pour une large part, du concours iLab.
Cependant, plus largement, le monde étudiant et de la recherche publique est un gisement potentiel de
talents susceptibles de développer des projets entrepreneuriaux qui s’appuient sur un savoir-faire qu’ils
ont pu développer, indépendamment de l’identification et du transfert d’actifs de propriété
intellectuelle. Pour prendre des exemples: Facebook n’a pas été un projet de transfert technologique de
l’Université de Harvard, ni SnapChat de l’Université de Stanford.
Dans l’esprit des programmes « French Tech Ticket » ou « French Tech Diversité », le programme
reposerait sur 3 actions :
1. détecter ces talents porteurs d’un projet : par exemple un projet d’étudiant de master, d’un jeune
ingénieur contractuel dans un laboratoire de recherche, etc. Ni plan d’affaire ni actif de propriété
intellectuelle n’est requis ; par exemple le projet peut même n’avoir aucun lien avec l’activité du
laboratoire ou de la formation dans lequel travaille le porteur. Par contre l’enjeu est de détecter et faire
accréditer le potentiel entrepreneurial du porteur par des tiers eux-mêmes issus de l’écosystème startup
: une idée pourrait être que le porteur fasse valoir un « parrain » à son projet, avec un profil
d’entrepreneur ou investisseur, qui pourra attester de l’intérêt du projet et des qualités du porteur, tout
en s’engageant lui-même à suivre le projet (même a minima) ;
2. financer par une bourse le porteur pour lui permettre de « se lancer » à plein temps pour développer
son premier prototype produit, le tester auprès de premiers utilisateurs ou clients potentiels,
développer un réseau de soutien autour du projet, etc.; le financement pourra être de durée
relativement courte (6 mois ?) mais donner lieu à un livrable identifié et ambitieux (en application des
principes de « l’effectuation ») ;
3. dès que le projet démarre, le porteur devra être « immergé » et accompagné dans un environnement
entrepreneurial - et non académique, tout en gardant des liens -, d’une part pour bien orienter
effectivement le projet vers un projet de startup et d’autre part pour le développement de réseau : il
pourra s’agir d’incubateurs, d’accélérateur, etc.
Recommandation n°4
Titre : Mise à disposition d’un « guide d’identification des tâches professionnelles automatisables ».
Résumé : L’intelligence artificielle ayant démontré son potentiel pour remplacer les êtres humains sur
certaines tâches (le véhicule autonome étant sans doute l’exemple le plus probant), il semble clair que
de plus en plus de tâches seront automatisées. Les métiers eux-mêmes ne seront sans doute pas
remplacés du jour au lendemain, mais plutôt progressivement transformés et/ou « augmentés ». Dans
ce contexte :
- Les grandes entreprises françaises ont intérêt à identifier les tâches effectuées par leur
collaborateur à forte opportunité d’automatisation, afin de réaliser leur transformation par
l’achat de solutions ou même l’achat de start-ups (cf. recommandation [Défiscalisation du
rachat des startups en IA])
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