8. ANALYSE DE SENSIBILITÉ – 147
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
l’objet d’une étude de cas. Dans la situation de référence, les quantités sont exprimées en
valeur absolue, tandis que pour les scénarios, les résultats sont indiqués sous la forme des
variations en pourcentage par rapport aux valeurs de référence. Dans le cas de la Finlande
et du Japon, l’optimum privé est donné dans ce tableau, alors que l’optimum social figure
dans les tableaux 8.2 et 8.3.
Dans chacune des études de cas, le choc sur le prix des produits est défini comme une
variation de 10 % et 30 % du prix des productions agricoles produits par l’exploitation
considérée. Les fluctuations des profits restent dans une fourchette raisonnable dans
chaque étude de cas : une variation de 10 % (30 %) du prix des produits induit une
variation des profits de plus de 10 % (30 %) du simple fait que les coûts, eux, n’ont pas
varié. L’ampleur de la variation des profits diffère selon les études de cas, mais comparer
les différentes études de cas n’apporte pas grand-chose, d’une part parce que les systèmes
de production étudiés sont très différents (élevage laitier en Suisse et maïsiculture aux
États-Unis, par exemple), et d’autre part, parce que les coûts de production n’ont pas
toujours été modélisés de la même manière (à titre d’exemple, tous les coûts de
l’exploitation ont été pris en compte dans le cas de la Suisse, alors que dans celui des
États-Unis, les coûts de la main-d’œuvre et les coûts d’investissement ne sont pas inclus).
Les chocs sur le prix des produits ont également induit des changements d’affectation
des terres. Dans les études de cas finlandaise et suisse, les évolutions ont parfois conduit à
des assolements très différents des choix initiaux et ont notamment eu un impact sur le
ruissellement de l’azote. En conséquence, il n’est a priori pas possible de dire si un
accroissement de la production se traduira par une augmentation du ruissellement. Dans
l’étude de cas américaine, la principale culture (maïs) est en rotation avec le soja, ce qui
limite par définition les changements d’affectation des terres. Enfin, dans l’étude de cas
japonaise, la hausse du prix du riz et du blé incite davantage à accroître la superficie
rizicole du fait que le prix de base du riz est plus élevé que celui du blé. De fait, la
diminution du ruissellement dans le scénario « sans ajustement de la production (quota de
riz) » dépasse la valeur observée dans le scénario « avec quota de production », où la
culture du riz est limitée.
Le choc sur le prix des engrais indique systématiquement dans toutes les études de
cas que le ruissellement (ou le surcroît) d’azote est relativement peu sensible aux
fluctuations du prix des engrais, ce qui résulte essentiellement des modalités de
représentation de la réaction à l’azote. Il est notoire que l’emploi d’une fonction de
réaction à l’azote de Mitscherlich implique que l’élasticité des apports d’engrais par
rapport aux prix est relativement faible. Néanmoins, dans les études de cas où il existe
d’autres cultures concurrentes, on observe une certaine évolution des assolements. Dans
l’étude de cas finlandaise, le ruissellement de l’azote varie sensiblement au niveau global
de l’exploitation (-19 % à +20 %), mais les changements d’affectation concernent la
conversion de surfaces à la sylviculture, ou vice versa. Pour les productions végétales
proprement dires, le ruissellement par hectare varie très peu. Dans l’étude de cas suisse, il
ne se produit par hypothèse aucune variation du ruissellement puisque, dans un large
éventail de situations, les engrais chimiques peuvent facilement être remplacés par un
équivalent azoté, en l’occurrence le fumier produit par l’exploitation laitière.
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
l’objet d’une étude de cas. Dans la situation de référence, les quantités sont exprimées en
valeur absolue, tandis que pour les scénarios, les résultats sont indiqués sous la forme des
variations en pourcentage par rapport aux valeurs de référence. Dans le cas de la Finlande
et du Japon, l’optimum privé est donné dans ce tableau, alors que l’optimum social figure
dans les tableaux 8.2 et 8.3.
Dans chacune des études de cas, le choc sur le prix des produits est défini comme une
variation de 10 % et 30 % du prix des productions agricoles produits par l’exploitation
considérée. Les fluctuations des profits restent dans une fourchette raisonnable dans
chaque étude de cas : une variation de 10 % (30 %) du prix des produits induit une
variation des profits de plus de 10 % (30 %) du simple fait que les coûts, eux, n’ont pas
varié. L’ampleur de la variation des profits diffère selon les études de cas, mais comparer
les différentes études de cas n’apporte pas grand-chose, d’une part parce que les systèmes
de production étudiés sont très différents (élevage laitier en Suisse et maïsiculture aux
États-Unis, par exemple), et d’autre part, parce que les coûts de production n’ont pas
toujours été modélisés de la même manière (à titre d’exemple, tous les coûts de
l’exploitation ont été pris en compte dans le cas de la Suisse, alors que dans celui des
États-Unis, les coûts de la main-d’œuvre et les coûts d’investissement ne sont pas inclus).
Les chocs sur le prix des produits ont également induit des changements d’affectation
des terres. Dans les études de cas finlandaise et suisse, les évolutions ont parfois conduit à
des assolements très différents des choix initiaux et ont notamment eu un impact sur le
ruissellement de l’azote. En conséquence, il n’est a priori pas possible de dire si un
accroissement de la production se traduira par une augmentation du ruissellement. Dans
l’étude de cas américaine, la principale culture (maïs) est en rotation avec le soja, ce qui
limite par définition les changements d’affectation des terres. Enfin, dans l’étude de cas
japonaise, la hausse du prix du riz et du blé incite davantage à accroître la superficie
rizicole du fait que le prix de base du riz est plus élevé que celui du blé. De fait, la
diminution du ruissellement dans le scénario « sans ajustement de la production (quota de
riz) » dépasse la valeur observée dans le scénario « avec quota de production », où la
culture du riz est limitée.
Le choc sur le prix des engrais indique systématiquement dans toutes les études de
cas que le ruissellement (ou le surcroît) d’azote est relativement peu sensible aux
fluctuations du prix des engrais, ce qui résulte essentiellement des modalités de
représentation de la réaction à l’azote. Il est notoire que l’emploi d’une fonction de
réaction à l’azote de Mitscherlich implique que l’élasticité des apports d’engrais par
rapport aux prix est relativement faible. Néanmoins, dans les études de cas où il existe
d’autres cultures concurrentes, on observe une certaine évolution des assolements. Dans
l’étude de cas finlandaise, le ruissellement de l’azote varie sensiblement au niveau global
de l’exploitation (-19 % à +20 %), mais les changements d’affectation concernent la
conversion de surfaces à la sylviculture, ou vice versa. Pour les productions végétales
proprement dires, le ruissellement par hectare varie très peu. Dans l’étude de cas suisse, il
ne se produit par hypothèse aucune variation du ruissellement puisque, dans un large
éventail de situations, les engrais chimiques peuvent facilement être remplacés par un
équivalent azoté, en l’occurrence le fumier produit par l’exploitation laitière.
