leur propre accès, multipliant ainsi l’exposition du SI par rapport à l’extérieur. Il n’est
pas rare non plus que de petites entités, voire des agences ou même des services dans
un siège fournissant pourtant un accès, achètent un accès Internet (de type ADSL
grand public) pour faciliter les communications. L’exposition du SI se trouve encore
plus élargie.
Les raccourcis réseau : lorsque l’on formalise le réseau, on obtient progressivement
un schéma sur plusieurs couches, la couche supérieure étant Internet et la couche
inférieure étant le LAN du site en question. Entre les deux, différents niveaux de
sécurité et de services se superposent par strates. Si le réseau est bien formalisé, on
pourra repérer très facilement des « flèches » reliant directement l’intérieur du réseau
avec Internet, sans transiter par les strates intermédiaires. Ce sont des liaisons directes,
sortes de courts-circuits entre deux réseaux. Ces liaisons sont autant de portes
ouvertes. Si elles sont souvent justifiées par des raisons fonctionnelles plus ou moins
pertinentes, il arrive parfois qu’on ne se rappelle même plus pourquoi elles sont là.
Ces courts-circuits doivent faire l’objet d’une grande vigilance. Un flux qui ne
traverse pas les strates appropriées doit avoir de très bonnes raisons pour les éviter,
sinon il doit emprunter le chemin classique en rebondissant sur au moins une DMZ.
Les redondances asymétriques : nous venons de dire plus haut que la modélisation
doit faire abstraction des systèmes de haute disponibilité, car ils rendent les schémas
illisibles. En revanche, une fois que la modélisation a été réalisée, il convient de
vérifier que les équipements doublés dans le but d’assurer de la haute disponibilité ont
bien les mêmes fonctions. En effet, il peut arriver que deux équipements réseau en
apparence identiques, voués uniquement à se secourir mutuellement, remplissent des
fonctions différentes et n’aient pas le même nombre de liaisons.
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