Risques liés à la sécurité opérationnelle
Il y a un point que nous n’avons pas du tout abordé, ce sont les risques liés à la sécurité
opérationnelle. Les chapitres présentant les différents domaines de la sécurité
opérationnelle ont été présentés de façon positive, c’est-à-dire qu’ils ont été décrits tels
qu’il convient de les mettre en place. En revanche, la question des risques n’a quasiment
pas été abordée. Or, plusieurs facteurs peuvent perturber le bon fonctionnement des
processus de sécurité opérationnelle. Si on passe en revue les différents processus de la
première partie de cet ouvrage, on s’aperçoit que ces facteurs de risque sont souvent les
mêmes. Il est intéressant d’en avoir conscience. Les principaux risques sont les suivants.
Collaboration au sein de la DSI : les équipes de la DSI sont les acteurs clés de
presque toutes les mesures de sécurité opérationnelle. Une bonne collaboration au sein
des équipes de production est essentielle, ainsi qu’au niveau des études. Des manques
de communication au sein des services de production ou des études, ou entre ces
services, conduiront automatiquement vers des processus de sécurité moins efficaces,
voire déficients.
Collaboration entre les différents services : le constat du point précédent est aussi
valable pour les processus impliquant les services métier. La sensibilisation, la
maîtrise des droits d’accès, la gestion des tiers ou la maîtrise du cloud ne peuvent être
réellement efficaces que si les services métier collaborent avec le RSSI en bonne
intelligence. Des carences dans la collaboration conduiront nécessairement à des
briques du SI non sécurisées.
Inventaire : nous avons vu que de nombreux processus opérationnels commencent
par un inventaire. Inventaire des accès distants pour sécuriser le réseau, inventaire des
événements les plus importants à tracer pour la journalisation, inventaire des serveurs
sensibles pour la sécurisation des serveurs, inventaire des équipements sensibles pour
sécuriser les mots de passe, etc. De la qualité de ces inventaires dépend l’efficacité de
ces processus. Or, l’expérience montre que si les inventaires sont relativement bien
réalisés la toute première fois, au moment de la mise en place du processus en
question, ils ne sont pas toujours mis à jour. Cette dégradation progressive de la
pertinence des inventaires conduit à un abaissement de l’efficacité des processus
opérationnels correspondants.
Suivi des actions : toutes les mesures de sécurité opérationnelle impliquent des
actions de suivi. Par exemple, il est nécessaire de suivre la sécurisation des serveurs,
qui se déroule sur plusieurs mois. Il faut aussi suivre l’actualisation des agents
antivirus sur le parc de postes de travail, ainsi que le durcissement des mots de passe
des systèmes d’administration. Ces actions se prolongent sur une durée se comptant
en mois. Elles nécessitent donc un suivi actif et c’est au management de surveiller de
très près leur avancement. Malheureusement, le management de terrain est souvent
mobilisé par des projets prioritaires ou des urgences directement liées à la production,
au détriment du suivi des processus de sécurité opérationnelle. Avec le temps, les
actions se dilatent et n’avancent plus.
Évolutions contextuelles : toutes les mesures de sécurité opérationnelle sont mises en
Il y a un point que nous n’avons pas du tout abordé, ce sont les risques liés à la sécurité
opérationnelle. Les chapitres présentant les différents domaines de la sécurité
opérationnelle ont été présentés de façon positive, c’est-à-dire qu’ils ont été décrits tels
qu’il convient de les mettre en place. En revanche, la question des risques n’a quasiment
pas été abordée. Or, plusieurs facteurs peuvent perturber le bon fonctionnement des
processus de sécurité opérationnelle. Si on passe en revue les différents processus de la
première partie de cet ouvrage, on s’aperçoit que ces facteurs de risque sont souvent les
mêmes. Il est intéressant d’en avoir conscience. Les principaux risques sont les suivants.
Collaboration au sein de la DSI : les équipes de la DSI sont les acteurs clés de
presque toutes les mesures de sécurité opérationnelle. Une bonne collaboration au sein
des équipes de production est essentielle, ainsi qu’au niveau des études. Des manques
de communication au sein des services de production ou des études, ou entre ces
services, conduiront automatiquement vers des processus de sécurité moins efficaces,
voire déficients.
Collaboration entre les différents services : le constat du point précédent est aussi
valable pour les processus impliquant les services métier. La sensibilisation, la
maîtrise des droits d’accès, la gestion des tiers ou la maîtrise du cloud ne peuvent être
réellement efficaces que si les services métier collaborent avec le RSSI en bonne
intelligence. Des carences dans la collaboration conduiront nécessairement à des
briques du SI non sécurisées.
Inventaire : nous avons vu que de nombreux processus opérationnels commencent
par un inventaire. Inventaire des accès distants pour sécuriser le réseau, inventaire des
événements les plus importants à tracer pour la journalisation, inventaire des serveurs
sensibles pour la sécurisation des serveurs, inventaire des équipements sensibles pour
sécuriser les mots de passe, etc. De la qualité de ces inventaires dépend l’efficacité de
ces processus. Or, l’expérience montre que si les inventaires sont relativement bien
réalisés la toute première fois, au moment de la mise en place du processus en
question, ils ne sont pas toujours mis à jour. Cette dégradation progressive de la
pertinence des inventaires conduit à un abaissement de l’efficacité des processus
opérationnels correspondants.
Suivi des actions : toutes les mesures de sécurité opérationnelle impliquent des
actions de suivi. Par exemple, il est nécessaire de suivre la sécurisation des serveurs,
qui se déroule sur plusieurs mois. Il faut aussi suivre l’actualisation des agents
antivirus sur le parc de postes de travail, ainsi que le durcissement des mots de passe
des systèmes d’administration. Ces actions se prolongent sur une durée se comptant
en mois. Elles nécessitent donc un suivi actif et c’est au management de surveiller de
très près leur avancement. Malheureusement, le management de terrain est souvent
mobilisé par des projets prioritaires ou des urgences directement liées à la production,
au détriment du suivi des processus de sécurité opérationnelle. Avec le temps, les
actions se dilatent et n’avancent plus.
Évolutions contextuelles : toutes les mesures de sécurité opérationnelle sont mises en
