1.1
Présentation générale
La théorie de la relativité d'échelle 1 est une généralisation moderne
aux transformations d'échelle des théories de la relativité. Nous allons la
présenter de manière générale dans ce chapitre et renvoyons le lecteur
au chapitre 4 pour une présentation plus détaillée de son formalisme
(voir la bibliographie pour un compte-rendu complet).
Introduction
Les théories de la relativité se sont développées, depuis maintenant
plus de quatre siècles, à partir du premier énoncé de relativité du mouvement dû à Galilée autour de 1592. Giordano Bruno, pratiquement à la
même époque, découvrait quant à lui la relativité de la position comme
conséquence de la révolution copernicienne. En effet, celle-ci, en invalidant l'idée que la Terre soit le centre du monde, permit de concevoir
un monde sans centre ni bord, où plus aucun point n'est privilégié pour
définir l'origine du système de coordonnée. Il en est de même pour
l'orientation des axes de ce système, qui ne peut être définie que de
manière relative (c'est-à-dire par des différences angulaires).
De même, il n'existe aucun mouvement absolu, autrement dit, dans le
repère entraîné avec le mouvement, il n'y a aucun mouvement. Dans le
Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, Galilée en 1630 écrit :
Le mouvement est mouvement et agit comme mouvement pour autant
qu'il est en rapport avec des choses qui en sont dépourvues. Pour toutes les
choses qui y participent, [ .. . ] le mouvement est comme s'il n'était pas. [ ... ] Le
mouvement est comme rien.
Il érigea explicitement cette constatation en principe de relativité du
mouvement:
Posons donc comme principe [ ... ] que, quel que soit le mouvement que l'on
attribue à la terre, il est nécessaire que, pour nous qui sommes les habitants
d'icelle, et par conséquent participants de celui-là, il reste parfaitement imperceptible et comme n'étant pas ...
1. Nottale, 1989, 1992, 1993, 1998.
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