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2' partie: La relativité d'échelle et le vivant
de croissance où la physique joue un rôle mécanique et une part qui
assure aussi à la plante la morphologie du plan d'organisation de son
espèce, à contrôle nécessairement génétique. Nous verrons plus loin que
la relativité d'échelle intervient sans doute aussi dans la morphogenèse,
comme le suggère l'exemple généré théoriquement par une solution
de l'équation de Schrodinger généralisée et réalisé dans la nature par
Platycodon grnadiflora et Liriodendron tulipifera 1 •
Le déplacement et le devenir des cellules sont pourtant très étroitement
contrôlés par des gènes, comme le montre la formation du ver Caenorhabditis elegans 2 • Chez ce dernier, il existe un module très conservateur qui
contrôle les migrations des cellules et aussi leur forme 3 . Chez l'hydre,
Khalturin et al. (2008) viennent de montrer que la famille des gènes
Hym301 contrôlait la distinction entre les deux espèces Hydra oligactis
et H. magnipapillata par des différences de symétrie des tentacules.
La segmentation des vertébrés est aussi étroitement déterminée génétiquement, comme celle de la drosophile. Comme l'ont écrit Jean-Pierre
Cornee et André Gilles en 2006, la segmentation du poulet se réalise
selon un rythme précis, toutes les 90 minutes, et de 90 à 120 minutes
pour la souris, ce qui implique l'existence d'un oscillateur réglant à la
manière d'une horloge la chronologie de la segmentation. Chez le poisson
zèbre ou la souris, la voie de signalisation est Notch 1/delta 1 dont la
cible est le gène Lunatic fringe qui oscille de façon synchrone avec le
gène C-hairy 1 dans le mésoderme présomitique. Des vagues d'ARNm
progressent périodiquement en direction antérieure, puis se réduisent
et se stabilisent dans la partie caudale du nouveau somite. Dans le cas
de la souris, il existe une autre composante de l'oscillateur, qui a pour
voie Wnt/P-caténine et pour cible le gène de la conductine (axine 2). Ces
résultats suggèrent que l'ancêtre Urbilateria était vraisemblablement
segmenté et devrait permettre de démontrer l'homologie de la métamérie
chez les Métazoaires.
En revenant au point de vue de Fleury, des écoulements tourbillonnaires on rejoint manifestement, selon moi, les systèmes dynamiques
des pendules et des oscillateurs harmoniques avec des champs de force
1. Voir plus loin le paragraphe : «Application d~ la relativité d'échelle au végétal »,
p. 190.
2. Le ver mâle est composé de 1031 cellules et l'hermaphrodite de 959 cellules, mais 131
sont programmées pour disparaître par a pop tose. Son génome de 13 500 gènes renferme
des gènes de l'apoptose (ced3/cd4) et des gènes de survie des cellules (bcl-2).
3. Le module est formé de la kinase activée P21 (PAK) en interaction avec le facteur d'échange
(PIX) et le récepteur de la kinase couplée avec la protéine G (GIT), qui indique aux cellules leur localisation. Il existe d'autres modules contrôlant la forme des cellules et les
migrations des cellules distales (RAC/CDC-42 GTPases).
2' partie: La relativité d'échelle et le vivant
de croissance où la physique joue un rôle mécanique et une part qui
assure aussi à la plante la morphologie du plan d'organisation de son
espèce, à contrôle nécessairement génétique. Nous verrons plus loin que
la relativité d'échelle intervient sans doute aussi dans la morphogenèse,
comme le suggère l'exemple généré théoriquement par une solution
de l'équation de Schrodinger généralisée et réalisé dans la nature par
Platycodon grnadiflora et Liriodendron tulipifera 1 •
Le déplacement et le devenir des cellules sont pourtant très étroitement
contrôlés par des gènes, comme le montre la formation du ver Caenorhabditis elegans 2 • Chez ce dernier, il existe un module très conservateur qui
contrôle les migrations des cellules et aussi leur forme 3 . Chez l'hydre,
Khalturin et al. (2008) viennent de montrer que la famille des gènes
Hym301 contrôlait la distinction entre les deux espèces Hydra oligactis
et H. magnipapillata par des différences de symétrie des tentacules.
La segmentation des vertébrés est aussi étroitement déterminée génétiquement, comme celle de la drosophile. Comme l'ont écrit Jean-Pierre
Cornee et André Gilles en 2006, la segmentation du poulet se réalise
selon un rythme précis, toutes les 90 minutes, et de 90 à 120 minutes
pour la souris, ce qui implique l'existence d'un oscillateur réglant à la
manière d'une horloge la chronologie de la segmentation. Chez le poisson
zèbre ou la souris, la voie de signalisation est Notch 1/delta 1 dont la
cible est le gène Lunatic fringe qui oscille de façon synchrone avec le
gène C-hairy 1 dans le mésoderme présomitique. Des vagues d'ARNm
progressent périodiquement en direction antérieure, puis se réduisent
et se stabilisent dans la partie caudale du nouveau somite. Dans le cas
de la souris, il existe une autre composante de l'oscillateur, qui a pour
voie Wnt/P-caténine et pour cible le gène de la conductine (axine 2). Ces
résultats suggèrent que l'ancêtre Urbilateria était vraisemblablement
segmenté et devrait permettre de démontrer l'homologie de la métamérie
chez les Métazoaires.
En revenant au point de vue de Fleury, des écoulements tourbillonnaires on rejoint manifestement, selon moi, les systèmes dynamiques
des pendules et des oscillateurs harmoniques avec des champs de force
1. Voir plus loin le paragraphe : «Application d~ la relativité d'échelle au végétal »,
p. 190.
2. Le ver mâle est composé de 1031 cellules et l'hermaphrodite de 959 cellules, mais 131
sont programmées pour disparaître par a pop tose. Son génome de 13 500 gènes renferme
des gènes de l'apoptose (ced3/cd4) et des gènes de survie des cellules (bcl-2).
3. Le module est formé de la kinase activée P21 (PAK) en interaction avec le facteur d'échange
(PIX) et le récepteur de la kinase couplée avec la protéine G (GIT), qui indique aux cellules leur localisation. Il existe d'autres modules contrôlant la forme des cellules et les
migrations des cellules distales (RAC/CDC-42 GTPases).
