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Physique appliquée à l’exposition externe : dosimétrie et radioprotection
Figure 2.9 – Facteurs de conversion fluence-dose absorbée en fonction de la profondeur
de la sphère ICRU pour des protons incidents d’énergie monocinétique de 50, 100, 200,
500 et 1000 MeV (d’après [48], avec l’autorisation de Oxford University Press).
2.1.6 Mesure de la dose absorbée pour les électrons et les
rayonnements β
Au préalable, il convient de définir un concept fondamental lié à la métrologie des rayonnements ionisants : la notion de dosimètre absolu. Il s’agit de la
propriété qu’ont certains dispositifs de détection à restituer directement une
grandeur dosimétrique par proportionnalité directe à une grandeur physique
mesurée. Ainsi si GD est la grandeur dosimétrique recherchée, et que le mg est
la valeur d’une grandeur physique mesurée par le détecteur, en présence d’un
dosimètre absolu, il existe un coefficient de proportionnalité ND tel que l’égalité
simple (2.26) soit vérifiée.
D
D g
G
N m
=
(2.26)
Le terme ND, nous le verrons au chapitre 3, peut être qualifié de coefficient
d’étalonnage. On accède à la mesure de la dose absorbée dans les tissus Dt au
moyen d’une chambre à extrapolation dans le cas des rayonnements β : il
s’agit d’une chambre d’ionisation « équivalent-tissu » à parois minces dont
nous détaillerons le fonctionnement dans la partie de ce chapitre consacrée aux
photons, ce type de détecteur étant également approprié pour les grandeurs
physiques de référence liées au photon : le kerma dans l’air.
Concernant les électrons monocinétiques, deux types de dispositifs de dosimétrie absolue permettent d’accéder à la dose absorbée dans les tissus : le
calorimètre et les dosimètres chimiques, dont nous allons expliciter le principe.
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