Grandeurs de protections, grandeurs opérationnelles et étalonnage
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particulier si celle-ci est provoquée par des rayonnements faiblement pénétrants (e.g. rayonnements β).
Si l’ensemble des grandeurs de protection et les valeurs de coefficients de
pondération radiologiques et des tissus sont actuellement fondés sur ceux établis dans la CIPR 60 [11], ces derniers sont susceptibles d’être modifiés, en
particulier au fil des nouvelles publications de la CIPR. Les recommandations
des publications 103 [14] et 116 [50] de cette commission pourraient, à moyen
terme, être intégrées dans la réglementation (cf. § 3.9). Ainsi, comme pour
toute législation liée à la sécurité, il y a lieu de maintenir une veille réglementaire afin d’intégrer le cas échéant les nouvelles prescriptions.
3.3.4 Quantification des risques pour les effets
stochastiques
La CIPR 60 [11] et plus récemment la CIPR 103 [14] proposent un certain
nombre de données reliant les niveaux de dose efficace E à la probabilité
d’occurrence de cancer, en particulier pour un contexte de doses faibles et
moyennes. Ces informations émanent pour une grande part du retour
d’expérience des conséquences des explosions d’Hiroshima et Nagasaki.
Le taux de cancers induits par l’irradiation d’une population à 1 mSv est
d’environ 4 cas pour 100 000, soit une probabilité d’occurrence de 4·10
–5
.
Le deuxième effet susceptible de se produire, même si pour l’heure il n’a
jamais été observé, est l’induction de malformations dans la descendance de la
personne irradiée, que l’on qualifie « d’effet héréditaire ». On admet que le
risque de mutation génétique conduisant à cet effet est de 1 cas pour 100 000
parents exposés à une dose de 1 mSv. Ce qui correspond cette fois à une probabilité de 10
–5
.
Par exemple, en France, en sachant que le niveau d’exposition moyen naturel et médical (examens médicaux) sont respectivement de 2,4 mSv et 1,3 mSv
[5] pour une population de 60 millions d’habitants, on peut estimer que 7500 et
3000 cancers sur les 120 000 recensés chaque année sont imputables à ces expositions, sans pour autant être en capacité de le prouver. En effet, il est difficile de démêler ces effets de ceux imputables à d’autres types d’agressions
comme celle de l’exposition aux produits chimiques par exemple.
Bien que l’on admette qu’il n’y ait pas de seuil à l’occurrence de ces effets,
aucune identification de ces pathologies n’a été faite en deçà d’une dose efficace de 100 mSv délivrée avec un fort débit de dose.
3.3.5 Limites recommandées pour l’exposition
radiologique
Dans sa publication 60 [11], la CIPR juge de l’acceptabilité du risque radioinduit de façon absolue et non plus en comparaison avec d’autres types de
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particulier si celle-ci est provoquée par des rayonnements faiblement pénétrants (e.g. rayonnements β).
Si l’ensemble des grandeurs de protection et les valeurs de coefficients de
pondération radiologiques et des tissus sont actuellement fondés sur ceux établis dans la CIPR 60 [11], ces derniers sont susceptibles d’être modifiés, en
particulier au fil des nouvelles publications de la CIPR. Les recommandations
des publications 103 [14] et 116 [50] de cette commission pourraient, à moyen
terme, être intégrées dans la réglementation (cf. § 3.9). Ainsi, comme pour
toute législation liée à la sécurité, il y a lieu de maintenir une veille réglementaire afin d’intégrer le cas échéant les nouvelles prescriptions.
3.3.4 Quantification des risques pour les effets
stochastiques
La CIPR 60 [11] et plus récemment la CIPR 103 [14] proposent un certain
nombre de données reliant les niveaux de dose efficace E à la probabilité
d’occurrence de cancer, en particulier pour un contexte de doses faibles et
moyennes. Ces informations émanent pour une grande part du retour
d’expérience des conséquences des explosions d’Hiroshima et Nagasaki.
Le taux de cancers induits par l’irradiation d’une population à 1 mSv est
d’environ 4 cas pour 100 000, soit une probabilité d’occurrence de 4·10
–5
.
Le deuxième effet susceptible de se produire, même si pour l’heure il n’a
jamais été observé, est l’induction de malformations dans la descendance de la
personne irradiée, que l’on qualifie « d’effet héréditaire ». On admet que le
risque de mutation génétique conduisant à cet effet est de 1 cas pour 100 000
parents exposés à une dose de 1 mSv. Ce qui correspond cette fois à une probabilité de 10
–5
.
Par exemple, en France, en sachant que le niveau d’exposition moyen naturel et médical (examens médicaux) sont respectivement de 2,4 mSv et 1,3 mSv
[5] pour une population de 60 millions d’habitants, on peut estimer que 7500 et
3000 cancers sur les 120 000 recensés chaque année sont imputables à ces expositions, sans pour autant être en capacité de le prouver. En effet, il est difficile de démêler ces effets de ceux imputables à d’autres types d’agressions
comme celle de l’exposition aux produits chimiques par exemple.
Bien que l’on admette qu’il n’y ait pas de seuil à l’occurrence de ces effets,
aucune identification de ces pathologies n’a été faite en deçà d’une dose efficace de 100 mSv délivrée avec un fort débit de dose.
3.3.5 Limites recommandées pour l’exposition
radiologique
Dans sa publication 60 [11], la CIPR juge de l’acceptabilité du risque radioinduit de façon absolue et non plus en comparaison avec d’autres types de
