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A. CORNET et J.-P. DEVILLE
Les phénomènes de fatigue sont globalement décrits par la courbe de
Wohler qui donne le nombre de cycles, N , correspondant à une probabilité de
rupture de 50 % en fonction de la contrainte de traction, G.
I
I
l
I
Nombre
I I
I
: de cycles, N
I
1 05
1 O6
107
1 08
Fig. 2.19. Courbe de Wohler classique, valable dans le cas d’un acier ferritique.
On distingue, en fonction du niveau de contraintes : le domaine de fatigue oligocyclique, A (rupture au bout d’un faible nombre de cycles avec déformation
plastique à chaque cycle), le domaine d’endurance limitée, B et le domaine d’endurance illimitée, C. La limite de fatigue oD correspond généralement à un
niveau de contraintes inférieur à la limite d’élasticité du matériau. q, est défini
conventionnellement à ios cycles.
En ce qui nous concerne, nous retiendrons que l’amorçage des fissures de
fatigue se produit en surface dans la quasi-totalité des cas.
Ce rôle prépondérant de la surface a plusieurs causes :
contraintes de service maximales en surface (flexion, torsion, concentrations
de contraintes),
lieu de passage de toutes les cc agressions B contre la pièce (corrosion, usure
par action des autres pièces...),
présence éventuelle de contraintes résiduelles de surface introduites par effet
mécanique et/ou thermique lors de l’usinage.
Ces contraintes résiduelles, introduites par l’usinage et le parachèvement ou
introduites volontairement par un traitement de surface, peuvent être :
de traction : défavorables,
de compression : favorables car elles se retranchent des contraintes de traction des zones fortement sollicitées.
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