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A. CORNET et J.-P. DEVILLE
10 I i m
O
O
400 460 nm
Fig. 1.16. Hots d’or obtenus par épitaxie sur du mica avec recuit a la flamme, croissance selon le
mode Stranski-Krastanov ; observation par STM (document IPCMS-GSI, J.L. Bubendorff).
Si l’élasticité ne peut plus être négligée, on prévoit des modifications de morphologie : les îlots croissent en hauteur pour former des << tours B et le mûrissement dOstwald n’est plus possible. On obtiendra ainsi des nanostructures autoorganisées. Pour u n même adsorbat, plus le substrat sera dur, plus les îlots
seront élevés. L’élasticité apparaît ainsi comme u n des moteurs de l’auto-organisation d‘îlots. Piloter la dureté du substrat devrait permettre d’agir sur la taille
des nanostructures organisées.
Si, en revanche, la croissance se fait couche par couche, selon le mode
Frank-Van der Merwe et que seules les variations de potentiels chimiques interviennent, on peut en principe superposer une infinité de couches. Par contre, si
l’on introduit les différences d’élasticité, on constate qu’à l’équilibre l’épaisseur
de la couche adsorbée sera finie.
C’est l’épaisseur critique qui dépendra de la dureté du substrat pour un
même adsorbat. Cette épaisseur critique est très faible pour les métaux (1 ou
2 monocouches), u n peu plus grande pour les semi-conducteurs (5 à 10 monocouches). Agir sur la dureté du substrat devrait permettre d’augmenter ïépaisseur critique.
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