CHAPITRE 7 - ÉTUDE DE CAS
323
En revanche, si on essaie de faire croître du cobalt sur une face très propre
de chrome, on n’obtient pas une telle croissance mais des structures classiques
dans les transitions martensitiques (passage de la phase cc à la phase cfc) qui
correspondent à des réseaux de coïncidence selon diverses directions communes
des deux phases (Nishiyama-Wassermann [NW] ou Kurdjumov-Sachs [KSI).
7.2. Croissance du chrome sur la face (0001) du cobalt
Ce type d’orientations caractéristiques des transitions martensitiques est observable quand on étudie le système cc réciproque >> : la croissance du chrome sur le
cobalt. Dans ce cas, le cobalt étant plus facile à obtenir sans impuretés, on n’observe que les orientations de type NW ou KS avec une préférence pour l’orientation NW.
L’analyse de la croissance à température ambiante et à plus haute température (470 K) peut être faite en regardant l’évolution des intensités des transitions
Auger (Figs. 7.37 et 7.38). Ce sont les courbes dites As-t qui ont été présentées
dans le chapitre 4. À température ambiante, on observe une croissance (resp.
décroissance) exponentielle pour les pics caractéristiques du chrome (resp.
cobalt). Ceci est caractéristique d’un mode de croissance par << multicouches
simultanées >> où la croissance de la énième couche commence avant la complétion des couches déposées précédemment. À plus haute température, l’évolution
des courbes As-t montre qu’il y a formation d’îlots et/ou interdiffusion des éléments Co et Cr. L a résonance magnétique nucléaire (RMN) montre qu’il faut retenir la deuxième hypothèse.
Nombre de monocouches équivalentes
O
5
10
15
O
50
100 150 200 250 300 350 400
Temps (mn)
Fig. 7.37. Cinétique de croissance déterminée sur les transitions Auger a 300 K.
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En revanche, si on essaie de faire croître du cobalt sur une face très propre
de chrome, on n’obtient pas une telle croissance mais des structures classiques
dans les transitions martensitiques (passage de la phase cc à la phase cfc) qui
correspondent à des réseaux de coïncidence selon diverses directions communes
des deux phases (Nishiyama-Wassermann [NW] ou Kurdjumov-Sachs [KSI).
7.2. Croissance du chrome sur la face (0001) du cobalt
Ce type d’orientations caractéristiques des transitions martensitiques est observable quand on étudie le système cc réciproque >> : la croissance du chrome sur le
cobalt. Dans ce cas, le cobalt étant plus facile à obtenir sans impuretés, on n’observe que les orientations de type NW ou KS avec une préférence pour l’orientation NW.
L’analyse de la croissance à température ambiante et à plus haute température (470 K) peut être faite en regardant l’évolution des intensités des transitions
Auger (Figs. 7.37 et 7.38). Ce sont les courbes dites As-t qui ont été présentées
dans le chapitre 4. À température ambiante, on observe une croissance (resp.
décroissance) exponentielle pour les pics caractéristiques du chrome (resp.
cobalt). Ceci est caractéristique d’un mode de croissance par << multicouches
simultanées >> où la croissance de la énième couche commence avant la complétion des couches déposées précédemment. À plus haute température, l’évolution
des courbes As-t montre qu’il y a formation d’îlots et/ou interdiffusion des éléments Co et Cr. L a résonance magnétique nucléaire (RMN) montre qu’il faut retenir la deuxième hypothèse.
Nombre de monocouches équivalentes
O
5
10
15
O
50
100 150 200 250 300 350 400
Temps (mn)
Fig. 7.37. Cinétique de croissance déterminée sur les transitions Auger a 300 K.
