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A. CORNET et J.-P. DEVILLE
graphite sphéroïdal (GS), sont fortement sollicités en fatigue a u niveau des
congés de raccordement des portées de paliers ou des manetons. Ces congés
sont actuellement traités par galetage. Le problème le plus délicat est la maîtrise
de l’apport thermique du laser CO, qui a tendance à provoquer des fusions localisées des fontes G S a u voisinage des nodules de graphite proches de la surface.
Ces fusions amènent la formation de fissures. Néanmoins, u n tel problème
mérite d’être réexaminé avec l’emploi des nouveaux lasers à semi-conducteurs
dont le contrôle thermique est beaucoup plus favorable.
Fig. 7.15. Traitement par laser CO, d’un congé de raccordement d’un vilebrequin en fonte GS
(métallographie optique) ; la partie trempée apparaît en clair.
3.3. Exemples de refusion superficielle sans alliage
Les fontes grises sont obtenues par solidification dans le système fer -graphite
alors que les fontes blanches correspondent au système métastable fer -cémentite. Pour obtenir une fonte grise il faut ajouter à l’alliage u n élément graphitisant comme le silicium, mais toute fonte grise refroidie rapidement se solidifie en
fonte blanche. Les fontes grises lamellaires sont intéressantes pour leurs propriétés de frottement liées à la présence des lamelles de graphite alors que les
fontes grises à graphite sphéroïdal sont recherchées pour leurs propriétés mécaniques.
Les fontes blanches ont u n très bon comportement à l’usure. Depuis très
longtemps, on a cherché à réaliser des structures composites fonte grise/fonte
blanche, par exemple en introduisant des refroidisseurs dans les moules de
fonderie.
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