114
A. CORNET et J.-P. DEVILLE
Usure relative
t
Grippage,
Usure adhesive
douce
Usure adhesive
/ sévère
Fig. 3.20. Influence de la charge sur le regime de l’usure adhesive.
On observe, aussi bien pour l’usure douce que pour l’usure sévère, que le
volume usé suit une loi de la forme :
ü = KQL
(3.13)
avec U = volume de matériau usé, Q = charge appliquée et L = longueur de glissement ; K est une constante dépendant des matériaux en présence, sa valeur croit
de plusieurs ordres de grandeur lorsqu’on passe de l’usure douce à l’usure
sévère.
Rabinowicz a essayé de déterminer la taille des particules formées par usure
adhésive : pour permettre la libération d u n e particule de diamètre d il faut que
l’énergie élastique fournie à cette particule soit supérieure à l’énergie interfaciale
d’adhérence, W, ,
entre les matériaux A et B : par le calcul on trouve une
expression de la forme :
d = 6 ~ 1 0 ~ -
WAB
H V
(3.14)
d est en pm, W, est en J.cm-2, H , est la dureté Vickers de la particule (dimension : N.cm-2).
Pour de l’acier doux frottant sur lui-même (W,/H,
= 5 x lo4) on trouve
d = 30 pm : d’une manière générale les dimensions de particules ainsi calculées
sont cohérentes avec celles observées (Fig. 3.21).
2.2.2. Modèle de l’usure par delamination
Suh considère que l’usure n’est pas la conséquence d’un processus adhésionarrachement mais correspond à u n phénomène de fatigue superficielle. Sous l’effet du labourage par les aspérités de la surface antagoniste les contraintes
Précédent

- 127/351

Suivant