Introduction
Le milieu continental fournit l’essentiel de la ration alimentaire de l’homme. La connaissance des transferts des radionucléides dans la chaîne agricole et agro-alimentaire est
donc nécessaire pour évaluer les conséquences de la présence éventuelle de radionucléides dans le milieu. Généralement les études de conséquences de rejets radioactifs sont
réalisées soit dans le cadre des rapports de sûreté des installations nucléaires, il s’agit alors
de quantifier l’impact de rejets de routine, soit à la suite d’accidents, hypothétiques ou
réels. Cette annexe a pour but de présenter les méthodes utilisées dans les études d’incidence des installations nucléaires pour résoudre ces problèmes d’études d’impact. De
nombreuses études ont été faites sur chacun des sujets mentionnés ici. On s’attachera plus
à présenter les principes et les démarches intellectuelles que l’ensemble des travaux. Dans
certains cas, on a indiqué quelques valeurs numériques des paramètres cités. Cela est fait
dans le but de fournir des ordres de grandeur. Pour réaliser une étude d’incidence sérieuse,
il serait toutefois nécessaire de procéder à une recherche bibliographique, voire expérimentale des valeurs les mieux adaptées au cas traité.
A2.1. Les radionucléides et les voies de transfert
Les principaux radionucléides faisant l’objet d’études de transport ou de transferts en
milieu terrestre peuvent être classés en 6 groupes :
– les gaz rares tels que krypton 85 et xénon 133, qui ne se fixent sur aucun support, mais
qui peuvent amener une exposition par immersion dans le nuage et inhalation,
– les produits à vie courte dont le représentant le plus important est l’iode 131, émetteur
gamma très mobile,
– les produits de fission ou d’activation à période moyenne, dont les deux plus importants
sont le césium 137 et le strontium 90, respectivement émetteurs gamma et bêta, assez facilement transférés dans la chaîne alimentaire,
Henri Maubert
Annexe 2
Introduction aux études d’incidence
des rejets radioactifs
Précédent

- 464/505

Suivant