9 - Méthodologie des études de protection
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– contraintes de mise en œuvre et usinabilité (auto-supportant ou nécessitant une enveloppe…),
– contraintes de durée d’utilisation et de vieillissement,
– contraintes d’ordre physique (masse, état solide ou liquide, état de surface, imperméabilité),
– contraintes architecturales (place disponible, charge au sol, devis de masse, protection
fixe, démontable ou amovible, protection transparente…),
– contraintes d’ordre mécanique (propriétés élastiques et plastiques, tenue aux chocs et
aux séismes, usure sous contraintes, effritabilité…),
– contraintes d’ordre chimique (tenue aux agents chimiques, matériau décontaminable,
dégagement de vapeurs toxiques – voir exemple 1…),
– contraintes de tenue sous irradiation (constance des pouvoirs d’arrêt vis-à-vis des rayonnements, dilatation, changement des propriétés mécaniques, activation, radiolyse…),
– contraintes concernant la disponibilité du matériau (délai d’approvisionnement, standardisation des formes et épaisseurs disponibles sur étagère…) et la capacité du constructeur
ou de l’exploitant à le mettre en œuvre (autorisations administratives nécessaires pour
certains matériaux ou pour certaines formes de certains matériaux – voir exemple 3),
– contraintes économiques (coût de la matière, mise en œuvre, durée de vie, disponibilité
du dossier de qualification du matériau, coût de la mise en déchets, aptitude à la réutilisation).
Suivant le type d’installation, certains de ces critères ont une importance réduite et
d’autres peuvent apparaître. Il convient dans ce domaine de partir avec le moins d’a priori
possible et de bien analyser le contexte de l’installation. Les échanges avec les différents
intervenants sur le projet, et non pas seulement les responsables des analyses de sûreté (cas
de la conception) ou le responsable sûreté de l’installation (cas de l’exploitation), sont à
ce stade particulièrement recommandés.
Au final, les critères listés ci-dessus permettent :
– d’effectuer les choix en connaissance de cause en ce qui concerne l’efficacité du matériau en tant qu’écran et en ce qui concerne sa mise en place,
– de traiter l’écran dans les études de sûreté : écran en tant qu’agressé potentiel et écran
en tant qu’agresseur potentiel – voir exemples 1 et 2 ci-dessous.
De façon générale, l’intervenant radioprotection (au stade de la conception ou au stade de
l’exploitation) a à sa disposition une liste standard des matériaux utilisables 3 sur l’installation. Cette liste standard est issue :
– de la liste des matériaux standard connus type béton, eau ou plomb,
– et/ou des matériaux considérés dans les études de conception de l’installation ou
d’installations similaires,
– et/ou d’actions de recherche et développement menées en avance de phase ou en parallèle du projet dans le but de compléter la liste des matériaux envisageables par défaut,
– et/ou d’actions spécifiques engagées lors du projet pour répondre à un besoin particulier.
3 Par matériau utilisable, on entend un matériau dont les différentes propriétés sont connues et pour lequel le
dossier de qualification existe et est disponible.
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– contraintes de mise en œuvre et usinabilité (auto-supportant ou nécessitant une enveloppe…),
– contraintes de durée d’utilisation et de vieillissement,
– contraintes d’ordre physique (masse, état solide ou liquide, état de surface, imperméabilité),
– contraintes architecturales (place disponible, charge au sol, devis de masse, protection
fixe, démontable ou amovible, protection transparente…),
– contraintes d’ordre mécanique (propriétés élastiques et plastiques, tenue aux chocs et
aux séismes, usure sous contraintes, effritabilité…),
– contraintes d’ordre chimique (tenue aux agents chimiques, matériau décontaminable,
dégagement de vapeurs toxiques – voir exemple 1…),
– contraintes de tenue sous irradiation (constance des pouvoirs d’arrêt vis-à-vis des rayonnements, dilatation, changement des propriétés mécaniques, activation, radiolyse…),
– contraintes concernant la disponibilité du matériau (délai d’approvisionnement, standardisation des formes et épaisseurs disponibles sur étagère…) et la capacité du constructeur
ou de l’exploitant à le mettre en œuvre (autorisations administratives nécessaires pour
certains matériaux ou pour certaines formes de certains matériaux – voir exemple 3),
– contraintes économiques (coût de la matière, mise en œuvre, durée de vie, disponibilité
du dossier de qualification du matériau, coût de la mise en déchets, aptitude à la réutilisation).
Suivant le type d’installation, certains de ces critères ont une importance réduite et
d’autres peuvent apparaître. Il convient dans ce domaine de partir avec le moins d’a priori
possible et de bien analyser le contexte de l’installation. Les échanges avec les différents
intervenants sur le projet, et non pas seulement les responsables des analyses de sûreté (cas
de la conception) ou le responsable sûreté de l’installation (cas de l’exploitation), sont à
ce stade particulièrement recommandés.
Au final, les critères listés ci-dessus permettent :
– d’effectuer les choix en connaissance de cause en ce qui concerne l’efficacité du matériau en tant qu’écran et en ce qui concerne sa mise en place,
– de traiter l’écran dans les études de sûreté : écran en tant qu’agressé potentiel et écran
en tant qu’agresseur potentiel – voir exemples 1 et 2 ci-dessous.
De façon générale, l’intervenant radioprotection (au stade de la conception ou au stade de
l’exploitation) a à sa disposition une liste standard des matériaux utilisables 3 sur l’installation. Cette liste standard est issue :
– de la liste des matériaux standard connus type béton, eau ou plomb,
– et/ou des matériaux considérés dans les études de conception de l’installation ou
d’installations similaires,
– et/ou d’actions de recherche et développement menées en avance de phase ou en parallèle du projet dans le but de compléter la liste des matériaux envisageables par défaut,
– et/ou d’actions spécifiques engagées lors du projet pour répondre à un besoin particulier.
3 Par matériau utilisable, on entend un matériau dont les différentes propriétés sont connues et pour lequel le
dossier de qualification existe et est disponible.
