5 - Dosimétrie et surveillance pour l’expostion interne
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différents paramètres décrivant ces trois éléments. Pour déterminer parfaitement l’activité
incorporée et la dose engagée, il faut connaître, par ordre approximatif de complexité :
– le ou les radio-isotopes contaminant(s) ;
– l’activité mesurée. Éventuellement la connaissance de la composition isotopique d’un
mélange contaminant peut permettre de déduire de la mesure d’activité d’un des isotopes
celle du reste du mélange ;
– la ou les dates de contamination. Elle peut avoir lieu en une ou plusieurs incorporations
aiguës ou durant une période d’incorporation chronique ;
– la voie de contamination parmi l’inhalation, l’ingestion, l’injection et la blessure, ou
l’association de plusieurs voies de contamination ;
– les caractéristiques physico-chimiques du contaminant : solubilité pulmonaire, intestinale ou cutanée, diamètre et densité des particules composant un aérosol ;
– l’anatomie et la physiologie du sujet : vitesses d’absorption dans le sang, d’épuration
muco-ciliaire et d’excrétion, temps de rétention de la radioactivité dans les différents
organes, morphologie, densité et radiosensibilité des tissus. Ces caractéristiques dépendent notamment de l’âge, du sexe et des antécédents médicaux.
5.5.2. Valeurs de référence et valeurs spécifiques
Cependant, la valeur exacte de tout ou partie de ces paramètres du calcul de dose est, en
général, inconnue et souvent difficile, voire impossible, à déterminer. Aussi, la CIPR
recommande d’utiliser des valeurs de référence des paramètres correspondant à une
moyenne des valeurs rapportées dans la littérature.
À défaut d’informations spécifiques, le sujet est donc représenté par l’homme de référence
décrit dans les publications CIPR 23 (ICRP, 1975) et 89 (ICRP, 2002) ; un travailleur est
supposé être actif 8 heures par jour à un débit respiratoire moyen de 1,2 m
3
>h
–1 (ICRP,
1994a) ; la solubilité pulmonaire du contaminant est assimilée à l’un des trois types
d’absorption F (rapide), M (modérée) ou S (lente) (ICRP, 1994a) ; la solubilité intestinale
est déduite d’une valeur fixée de la fraction absorbée f 1 (ICRP, 1979) ; la granulométrie des
particules composant un aérosol contaminant est modélisée par une distribution gaussienne d’écart type 2,5 du diamètre des particules autour d’une valeur médiane en activité
(DAMA ou AMAD) de 5 μm pour les travailleurs exposés ou de 1 μm pour le public et sa
densité est fixée à 3 g>cm
–3 (ICRP, 1994a) ; la contamination d’un travailleur exposé est
supposée avoir eu lieu au milieu de l’intervalle de surveillance (ICRP, 1998a).
En utilisant le paramétrage correspondant à l’homme, aux types d’absorption sanguine et
aux aérosols de référence, la CIPR a déduit des modèles décrits au paragraphe 5.1 des
fonctions prédisant la rétention des radioéléments dans un organe ou dans le corps entier,
chaque jour après la contamination, en Bq par Bq incorporé, ainsi que l’excrétion urinaire
ou fécale en Bq par jour et par Bq incorporé. Des valeurs précalculées de ces fonctions à
des temps choisis sont disponibles notamment dans la publication CIPR 78 (ICRP, 1998a),
dans un numéro spécial du journal Health Physics (Potter, 2002) et sur le site internet du
National Institute of Radiological Sciences japonais (Ishigure et al., 2003).
Par ailleurs, des modèles dosimétriques de référence ont été mis au point afin de quantifier
la dose moyenne absorbée dans un organe cible par désintégration d’un radionucléide
distribué de façon homogène dans un organe source. L’estimation de ces valeurs de dose
moyenne absorbée (également appelées SEE pour Specific Effective Energies) s’effectue à
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