5 - Dosimétrie et surveillance pour l’expostion interne
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Contrairement aux autres techniques élémentaires (fluorimétrie et KPA), la technique ICPMS permet en plus une analyse isotopique de l’échantillon, puisqu’elle donne une réponse
pour chaque unité de masse atomique. Ainsi, l’ICP-MS permet non seulement de mesurer
la concentration totale en uranium dans l’échantillon avec une limite de détection de
l’ordre de 5 ng>L
–1 (soit 0,12 mBq>L
–1 pour de l’uranium naturel et une dilution de l’urine
d’un facteur 20) mais également celle de ces isotopes (
234 U,
235 U et
238 U). Il est donc
possible de connaître la composition isotopique de l’uranium présent dans l’échantillon
(Baglan et al., 1999).
Comparée à la spectrométrie α, la technique ICP-MS présente plusieurs avantages. Tout
d’abord la mesure par ICP-MS représente un gain considérable en temps de comptage
(quelques minutes) comparé à la spectrométrie α (plusieurs heures à plusieurs jours en
fonction de la limite de détection recherchée). Par ailleurs, elle peut être mise en œuvre
directement sur des échantillons d’urine diluée. Enfin, alors que la spectrométrie α nécessite la séparation de tous les différents radioéléments émetteurs α afin de limiter les interférences spectrales en énergie, la mesure ICP-MS est moins exigeante puisqu’elle ne
requiert que la séparation des éléments de masse voisine (par exemple séparation
237 Np/
238 U ou
238 U/
239 Pu). Tous ces avantages peuvent être mis à profit pour l’analyse
Figure 5.15. Schéma d’un ICP-MS.
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