4 - Dosimétrie et surveillance pour l’exposition externe
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valeurs numériques des coefficients de conversion pour les rayonnements monoénergétiques. Dans le cas d’un spectre « large » de rayonnement, il est recommandé de déterminer
le coefficient de conversion moyen relatif au spectre concerné à l’aide d’une interpolation
par la méthode « des 4 points de Lagrange ».
Comme nous l’avons étudié dans les chapitres précédents, les grandeurs de protection de
la CIPR sont définies à partir des facteurs de pondération W R (fonction de la nature du
rayonnement et de son énergie incidente) et W T . Les grandeurs opérationnelles de l’ICRU
sont déterminées à partir du facteur de qualité Q(L) pondérant la dose absorbée au point
de référence afin d’estimer la dose équivalente ou la dose efficace.
Les nouvelles valeurs de W R des neutrons issues des relations présentées par la CIPR prennent maintenant en compte la contribution des γ de faible TLE (W R ) à la dose absorbée
principalement pour les énergies inférieures à 1 MeV. Ces valeurs (y compris pour les
neutrons de haute énergie) intègrent dorénavant l’influence du paramètre TLE et facilitent
la comparaison entre la mesure (grandeurs opérationnelles) et les valeurs calculées de la
dose efficace.
Il subsiste toujours beaucoup d’incertitude quant au W R pour les neutrons de haute énergie
(> 20 MeV). Pour les cas particuliers mettant en jeu des particules lourdes chargées, la
CIPR continue à recommander l’utilisation du facteur de qualité Q(L) dont les valeurs sont
données dans la publication 60.
Finalement, il est important de ne pas oublier que la dose efficace est une grandeur appropriée uniquement pour les besoins de la radioprotection mais qu’elle ne convient pas pour
des études épidémiologiques ou autres recherches sur l’exposition de l’homme. En dehors
de la radioprotection, il vaut mieux utiliser la dose absorbée aux organes d’intérêt et
prendre les EBR spécifiques en fonction de la nature des rayonnements.
4.4.2. Surveillance de l’environnement et dosimétrie
individuelle
La surveillance dosimétrique des travailleurs repose, en pratique, soit sur une surveillance
des postes de travail soit sur la mesure au niveau individuel.
Pour la surveillance de l’environnement en routine, les « sievert-compteurs » ont pratiquement résolu le problème de mesure des débits d’équivalent de dose sans beaucoup d’information sur les spectres de neutrons. Le dosimètre idéal comporte une réponse en fluence
isotrope, avec une dépendance en fonction de l’énergie semblable à celle du coefficient
de conversion fluence-équivalent de dose ambiant (Figure 4.26 d’après ICRU 57 Fig. 31).
Les compteurs proportionnels remplissent relativement convenablement cette condition.
Les compteurs à
3 He utilisant la réaction de capture non radiative (n, p) sont les plus
utilisés car sensibles aux neutrons thermiques (section efficace de 5 000 barns) et aux
neutrons rapides s’ils sont enveloppés dans une sphère modératrice de polyéthylène qui
thermalise les neutrons. L’adjonction de cadmium permet d’ajuster la réponse pour approcher la courbe de conversion fluence – équivalent de dose. Des compteurs à protons de
recul sont également utilisés. Ils sont fondés sur la réaction de collision élastique sur
l’hydrogène de l’enveloppe du compteur. Le gaz de remplissage peut être un gaz équivalent-tissu. Sensibles aux photons, ces compteurs ne détectent que les neutrons d’énergies
supérieures à quelques keV. Cette réaction (protons de recul) est aussi utilisée avec des
scintillateurs organiques (NE213) en solution dans du styrène.
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valeurs numériques des coefficients de conversion pour les rayonnements monoénergétiques. Dans le cas d’un spectre « large » de rayonnement, il est recommandé de déterminer
le coefficient de conversion moyen relatif au spectre concerné à l’aide d’une interpolation
par la méthode « des 4 points de Lagrange ».
Comme nous l’avons étudié dans les chapitres précédents, les grandeurs de protection de
la CIPR sont définies à partir des facteurs de pondération W R (fonction de la nature du
rayonnement et de son énergie incidente) et W T . Les grandeurs opérationnelles de l’ICRU
sont déterminées à partir du facteur de qualité Q(L) pondérant la dose absorbée au point
de référence afin d’estimer la dose équivalente ou la dose efficace.
Les nouvelles valeurs de W R des neutrons issues des relations présentées par la CIPR prennent maintenant en compte la contribution des γ de faible TLE (W R ) à la dose absorbée
principalement pour les énergies inférieures à 1 MeV. Ces valeurs (y compris pour les
neutrons de haute énergie) intègrent dorénavant l’influence du paramètre TLE et facilitent
la comparaison entre la mesure (grandeurs opérationnelles) et les valeurs calculées de la
dose efficace.
Il subsiste toujours beaucoup d’incertitude quant au W R pour les neutrons de haute énergie
(> 20 MeV). Pour les cas particuliers mettant en jeu des particules lourdes chargées, la
CIPR continue à recommander l’utilisation du facteur de qualité Q(L) dont les valeurs sont
données dans la publication 60.
Finalement, il est important de ne pas oublier que la dose efficace est une grandeur appropriée uniquement pour les besoins de la radioprotection mais qu’elle ne convient pas pour
des études épidémiologiques ou autres recherches sur l’exposition de l’homme. En dehors
de la radioprotection, il vaut mieux utiliser la dose absorbée aux organes d’intérêt et
prendre les EBR spécifiques en fonction de la nature des rayonnements.
4.4.2. Surveillance de l’environnement et dosimétrie
individuelle
La surveillance dosimétrique des travailleurs repose, en pratique, soit sur une surveillance
des postes de travail soit sur la mesure au niveau individuel.
Pour la surveillance de l’environnement en routine, les « sievert-compteurs » ont pratiquement résolu le problème de mesure des débits d’équivalent de dose sans beaucoup d’information sur les spectres de neutrons. Le dosimètre idéal comporte une réponse en fluence
isotrope, avec une dépendance en fonction de l’énergie semblable à celle du coefficient
de conversion fluence-équivalent de dose ambiant (Figure 4.26 d’après ICRU 57 Fig. 31).
Les compteurs proportionnels remplissent relativement convenablement cette condition.
Les compteurs à
3 He utilisant la réaction de capture non radiative (n, p) sont les plus
utilisés car sensibles aux neutrons thermiques (section efficace de 5 000 barns) et aux
neutrons rapides s’ils sont enveloppés dans une sphère modératrice de polyéthylène qui
thermalise les neutrons. L’adjonction de cadmium permet d’ajuster la réponse pour approcher la courbe de conversion fluence – équivalent de dose. Des compteurs à protons de
recul sont également utilisés. Ils sont fondés sur la réaction de collision élastique sur
l’hydrogène de l’enveloppe du compteur. Le gaz de remplissage peut être un gaz équivalent-tissu. Sensibles aux photons, ces compteurs ne détectent que les neutrons d’énergies
supérieures à quelques keV. Cette réaction (protons de recul) est aussi utilisée avec des
scintillateurs organiques (NE213) en solution dans du styrène.
